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Faits divers - Justice

Un détenu simule une pendaison pour agresser deux surveillants à la prison de Saint-Martin-de-Ré

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Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

Atteint de troubles psychiatriques, le détenu a simulé une pendaison pour attirer et agresser deux surveillants à l'aide d'un pic artisanal ce mercredi. Le syndicat FO Pénitentiaire ne l'a révélé que ce vendredi dans un communiqué publié sur son site.

La prison de Saint-Martin-de-Ré.
La prison de Saint-Martin-de-Ré. © Radio France - Gérald Paris

Saint-Martin-de-Ré, France

L'homme de 28 ans, connu pour des troubles du dysfonctionnement cérébral, était pourtant à l'isolement à la prison de Saint-Martin-de-Ré. C'est là qu'il a simulé une pendaison pour attirer les surveillants. Quand deux d'entre eux sont venus l'aider à "se dépendre", il les a agressés à l'aide d'un pic artisanal dissimulé dans ses poches. Les gardiens ont pu éviter le pic mais pas les coups de pied, l'un a des côtes fêlées, l'autre un poignet foulé. Placé en quartier disciplinaire, le détenu a fait une nouvelle simulation avant d'être mis en cellule de protection d'urgence équipé d'un kit anti-suicide (des vêtements en papier). 

Un détenu qui devrait être dans un hôpital psychiatrique plutôt qu'en prison

La situation n'étonne malheureusement pas le syndicat Force Ouvrière Pénitentiaire de Saint-Martin-de-Ré. Pour eux, ce détenu n'aurait jamais du être affecté à Saint-Martin-de-Ré mais plutôt dans un hôpital psychiatrique, plus adapté. Un problème vaste à en croire Didier Saulay, représentant du syndicat : "Bientôt on devra porter des blouses blanches tellement c'est récurrent dans toutes les prisons".

Dans un avis accablant publié le 22 novembre dernier la contrôleuse générale des prisons Adeline Hazan ne dit pas autre chose. Elle dénonce des conditions de détention des malades inadaptées avec des surveillants pas formés. Dans les prisons françaises, plus de 10% des détenus masculins présenteraient de tels troubles et devraient donc être internés en hôpital psychiatrique plutôt qu'incarcérés. La faute à des maladies pas ou mal détectées selon Adeline Hazan. Ludovic Lillo, de FO pénitentiaire et surveillant à saint-Martin-de-Ré, pointe lui "un manque de places dans les hôpitaux psychiatriques" et surtout "un _refus d'en ouvrir de nouvelles_"

Le problème est tel que le syndicat ne sait même pas si le détenu auteur de l'agression pourra être transféré car d'autres demandes du même type sont en cours dans d'autres prisons. Il attend donc son passage devant le tribunal à Saint-Martin-de-Ré. En attendant Ludovic Lillo réclame le droit de porter des pistolets à impulsion électrique, convaincu que si "ce n'est pas la première fois que ça arrive ce n'est sûrement _pas la dernière non plus_"

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