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Dossier : Coronavirus

Un détenu de la prison de Perpignan profite d'un dépistage du coronavirus pour tenter de s'évader

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Par , France Bleu Roussillon

Selon plusieurs de syndicats de surveillants, ce détenu a été conduit en pleine nuit à l'hôpital de Perpignan. Il a alors tenté de s'échapper avant d'être repris quelques centaines de mètres plus loin. On ignore encore si cet homme est porteur du virus.

Après sa tentative d'évasion, le détenu a été placé à l'isolement, en quartier disciplinaire
Après sa tentative d'évasion, le détenu a été placé à l'isolement, en quartier disciplinaire © Maxppp - Michel Clementz

Est-il vraiment porteur du virus ou bien a-t-il tout simulé ? Selon les syndicats de surveillants UFAP-UNSA et SNP-FO, un détenu de la maison d'arrêt de Perpignan a tenté de s'évader dans la nuit de jeudi à vendredi après un dépistage du Covid-19 au sein de l'hôpital de Perpignan.

L'alerte a été donnée vers 23 heures jeudi soir au sein de la prison. "Des détenus avaient incendiés des couvertures et tambourinaient sur les portes", raconte un délégué syndical. "Dans une cellule, un détenu est au sol. Il dit avoir des difficultés pour respirer", raconte Pierre Grousset, secrétaire local du syndicat UFAP UNSA. Les surveillants contactent immédiatement SOS Médecins. "Ils nous ont répondu qu'il fallait immédiatement amener le détenu au centre hospitalier, que ce pouvait être un cas de Covid." 

Un détenu jugé dangereux

Le détenu est un homme de 23 ans déjà condamné à plusieurs reprises pour détention d'armes et vols avec effraction. Selon nos infirmations, il est incarcéré depuis octobre 2018 , en détention provisoire, dans une affaire de "séquestration, enlèvement et agression sexuelle". 

Pour l'accompagner, trois agents sont mobilisés mais en raison des soupçons de Covid-19, un seul surveillant montera avec lui dans l’ambulance, équipé d'une protection fournie par les pompiers. Les deux autres agents suivront dans une voiture derrière l'ambulance. 

À son arrivée à l’hôpital de Perpignan, le détenu est immédiatement dirigé vers l'unité Covid. Là encore un seul surveillant, équipé d'une combinaison, peut le suivre. Les deux autres doivent rester à l'extérieur du bâtiment. Si le détenu garde ses menottes aux pieds, il est décidé de lui retirer celles au niveau des poignets de façon à pouvoir lui installer une perfusion. 

Le détenu sort de l'enceinte de l'hôpital avant d'être rattrapé

Un scanner et un test coronavirus sont ensuite pratiqués (les résultats ne seront connus que ce vendredi après-midi). Après plusieurs heures en observation, vers 5h30 du matin, alors que le surveillant (qui ne pouvait pas être relevé) est aux toilettes, le détenu jette alors un appareil sur un soignant avant de prendre la fuite.

L'homme sort du bâtiment, escalade la barrière de l'hôpital (environ 1m70), arrive sur la voie publique avant d'être finalement maîtrisé par les trois surveillants quelques centaines de mètres plus loin.  Deux d'entre eux sont donc intervenus sans aucune protection. Le détenu a ensuite été immédiatement ramené à la prison et placé à l'isolement, en quartier disciplinaire. 

"Je tiens à saluer le courage de mes collègues qui sont intervenus sans équipement ni arme. Ils ne savaient pas à quoi s'attendre : des complices de ce détenu auraient très bien pu se trouver là avec une voiture pour l'aider à s'enfuir," conclut Pierre Grousset. Frédéric Jenot, délégué FO Pénitentiaire salue, lui aussi, "le professionnalisme des agents" et demande "d'urgence du matériel pour que tous les surveillants puissent suivre l'extraction de A à Z. Les procédures doivent être revues."

Dans la maison d'arrêt, évidement , tout le monde attend les résultats du test covid avec angoisse. Le résultat est attendu pour cet après-midi. "De nombreux surveillants et détenus ont été en contact avec cet homme qui a tenté de s'évader" confie Frédéric Jenot

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