Faits divers – Justice

Un drame de la jalousie et de la séparation devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon lundi 17 mars 2014 à 17:31

Tribunal de Perpignan - palais de justice
Tribunal de Perpignan - palais de justice © MaxPPP

Durant trois jours, la cour d'assises des Pyrénées-Orientales juge une femme de 54 ans accusée d'avoir tuée son compagnon en février 2011 à Porta, elle n'avait pas supporté qu'il prenne de la distance dans leur relation.

Un drame de la séparation est jugé devant la cour d'assises des Pyrénées Orientales pendant trois jours. Une femme de 54 ans, ancienne adjointe au maire de Porta, comparait pour avoir tué son compagnon âgé de 43 ans.

Il voulait faire "un break" dans leur relation, elle ne le supportait pas

Les faits remontent au mois de février 2011 à Porta. Lorsque la voisine puis l'ancien mari de Françoise Rouse sont arrivés, elle tenait encore le fusil de chasse dans ses mains, ne cessant de répéter :

"Je viens de tuer Jean-Marc et je vais me tuer pour le rejoindre."

Elle se laisse désarmer sans résistance. C'est elle-même qui a donné l'alerte. Les gendarmes retrouveront dans la maison des courriers adressés à ses proches où elle explique que "la vie sans Jean-Marc n'a plus de sens" . Elle raconte aux enquêteurs comment elle a tiré à bout portant sur son compagnon alors qu'il déplaçait un meuble pour lui rendre service.

Une lettre anonyme mettant en doute la fidélité de sa compagne

Jean-Marc souhaitait prendre de la distance dans leur relation. Il avait manifestement des doutes sur la fidélité de sa compagne : des rumeurs couraient dans le village, une lettre anonyme lui était même parvenue. Cet employé au tunnel de Porte l'aurait même vue entrer chez son amant grâce aux caméras de vidéo-surveillance.

Françoise Rouse avait déjà fait irruption chez son compagnon quelque jours plus tôt, armée d'un couteau, d'un marteau et d'une bombe lacrymogène. C'est aussi chez son ami qu'elle avait volé l'arme du crime, un fusil de chasse.

Les experts psychiatres parlent d'un "état passionnel et immature" : l'annonce de la séparation était pour elle un anéantissement.

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