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Faits divers – Justice

Un éleveur de Pouilly-en-Auxois condamné à de la prison avec sursis pour avoir abandonné 200 animaux

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

L'affaire avait provoqué l'émotion, en janvier 2017, les services vétérinaires de la DDPP intervenaient pour évacuer 161 bovins et 29 ovins d'un élevage de Chaudenay-le-château. Plusieurs cadavres ont été retrouvés. Leur propritaire a été jugé à cinq mois de prison avec sursis par le TGI de Dijon.

Cité judiciaire de Dijon.
Cité judiciaire de Dijon. © Radio France - Marion Bargiacchi

Pouilly-en-Auxois, France

Ce mercredi, le Tribunal de Grande Instance de Dijon a jugé à cinq mois de prison avec sursis un éleveur de Chaudenay-le-château, pour abandon volontaire d'animaux. Le 30 janvier 2017, les services vétérinaires de la Direction départementale de la protection des personnes étaient intervenus pour évacuer près de 200 animaux malnutris et assoiffés. Quatre animaux avaient été euthanasiés sur place, des cadavres avaient également été retrouvés. 

Suite à une lourde dépression et des problèmes financiers l'éleveur de 49 ans explique avoir perdu pied, écrasé par les contraintes administratives. Placé en redressement judiciaire, l'exploitation était suivie de près par la DDPP depuis 2014. Suite à des dénonciations de voisins, les services ont réalisés neuf contrôles entre 2016 et 2017 et constaté des animaux malnutris, avec des retards importants de croissance. 

Un appel à l'aide

"Je n'ai pas abandonné mes animaux, je travaillais 120 heures par semaine, je n'ai jamais découché", s'est défendu l'éleveur à la barre. Il explique une relation compliquée avec son vétérinaire qui a mis plusieurs mois à réaliser des vaccins car il n'était pas payé, mais aussi un acharnement des techniciens de la DDPP. Un enchainement de blocages et de frais qui lui rendait impossible l'exercice de son métier. 

Aujourd'hui toutes ses bêtes lui ont éré retirées, il est toujours éleveur, mais s'occupe de vaches en location. Il pourra continuer d'exercer, sa peine de cinq mois de prison avec sursis n'est pas assortie d'une interdiction d'exercer. 

L'agriculteur a également été condamné à trois mois de prison avec sursis pour intimidation contre une technicienne de la Direction départementale de la protection des personnes, et d'un millier d'euros avec sursis pour outrage sur la même personne. 

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