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Faits divers – Justice

Un employé d'un bailleur social accusé d'avoir touché des pots-de-vin à Montpellier

vendredi 15 mars 2019 à 19:02 Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault

Un employé d'ACM Habitat, premier bailleur social de Montpellier Métropole, est accusé d'avoir reçu des pots de vins pour accélérer certaines demandes de logements. Il a été placé en détention provisoire ce vendredi. Il est mis en examen pour corruption passive et trafic d'influence.

Christophe Barret, procureur de la République de Montpellier
Christophe Barret, procureur de la République de Montpellier © Radio France - Salah Hamdaoui

Montpellier, France

C'est un homme de 54 ans qui n'avait rien à voir avec les attributions de logements. Employé en tant que chargé de proximité pour veiller au bon entretien des appartements d'ACM-Habitat, premier bailleur social de Montpellier Métropole. Il a été interpellé mercredi 13 mars, casier judiciaire vierge. Ce vendredi, il a été mis en examen pour corruption passive et trafic d'influence par personne chargée d'une mission de service public et placé en détention provisoire. Il encourt la peine la plus lourde pour un délit : 10 ans de prison ferme.

Des pots de vin versés pour rien

La personne qui l'a dénoncé à la fin de l'année 2018 est un Montpelliérain de 47 ans qui lui a versé 1.700 euros pour obtenir plus rapidement un logement social. Pour rien. Les enquêteurs ont pu identifier trois autres personnes, âgées de 35 à 73 ans, lassées d'attendre que leur demande de logement soit satisfaite, qui ont fait appel à ses "services". Au total, elles lui donné 1.850 euros pour accélérer la procédure d'attribution mais elles aussi attendent toujours.  

Au moins 4.000 euros en deux ans

Le suspect admet avoir reçu cet argent et même un peu plus : 4.000 euros en deux ans, de 2016 à 2018, la plupart du temps en espèces. En revanche, il assure qu'il n'a jamais promis de faire remonter les dossiers en haut de la pile. Selon lui, les gens se sont adressés à lui pour qu'ils les accompagne dans leurs démarches. Il se serait trouvé pris dans une spirale par faiblesse et par besoin d'argent.

L'enquête n'est pas terminée

Les policiers de leur côté cherchent d'autres personnes qui auraient payé pour accélérer l'attribution d'un logement. Finalement, elles aussi ont commis une infraction : s'il y a un corrompu, il y a nécessairement un corrupteur qui tombe également sous le coup de la loi. Mais au parquet de Montpellier, on estime qu'il n'est pas opportun d'engager des poursuites contre elles, dans le cas présent.