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Un enseignant affirme avoir été insulté et agressé par des policiers à Saint-Denis : la police des polices a été saisie

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région et France Bleu mardi 27 septembre 2016 à 12:26

Un enseignant affirme avoir été agressé par des policiers : une enquête interne est ouverte
Un enseignant affirme avoir été agressé par des policiers : une enquête interne est ouverte © Maxppp -

L'inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie mardi par la préfecture de police de Paris après les déclarations d'un enseignant de la Sorbonne qui affirme avoir été insulté et agressé jeudi soir à Saint-Denis par des policiers.

L'IGPN, l'inspection générale de la police nationale, a été saisie pour faire toute la lumière sur l'affaire d'un enseignant qui affirme avoir été insulté et agressé par des policiers en Seine-Saint-Denis. Guillaume Vadot, enseignant à la Sorbonne, a expliqué que, jeudi dernier vers 20h, des policiers l'avaient pris à partie alors qu'il venait de filmer "l'interpellation d'une femme noire" aux abords de la gare RER de Saint-Denis.

Il y a eu un crescendo avec des violences, des insultes, des menaces : Guillaume Vadot

L'enseignant raconte que les policiers, qui l'ont vu en train de filmer cette arrestation qu'il juge disproportionnée, l'ont d'abord immobilisé contre une porte. Ils l'ont alors menacé de le "tuer" et de le "violer". Il affirme avoir reçu des coups sur les jambes et une décharge de taser sur le bras, les policiers lui demandant "si ça piquait". "Il y a eu un crescendo avec des violences, des insultes, des menaces", raconte Guillaume Vadot au journaliste de France Info, Stéphane Pair.

"Ce qui était particulièrement traumatisant, c'est que les menaces de viol étaient accompagnées d'attouchements. Dans les propos, ils faisaient référence à l'Etat Islamique, il faisait référence à Daech, en m'accusant de me faire l'allié de Daech avec ce que j'avais fait en les filmant". Guillaume Vadot précise que l'un des policiers a effacé les deux vidéos de son téléphone avant de le relâcher.

L'avocat de l’enseignant, Me Slim Achour, indique qu'une plainte va être envoyée au parquet de Bobigny mardi et qu'un mail sera adressé au Défenseur des Droits. La préfecture de police de Paris demande à la police des polices d'enquêter. Elle confirme qu'un contrôle a bien été effectué le soir en question.

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