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Faits divers – Justice

Un entrepreneur nantais accusé d'avoir volontairement mis le feu à plusieurs entreprises toulousaines

mardi 11 septembre 2018 à 15:49 Par Bénédicte Dupont et Stéphanie Mora, France Bleu Loire Océan, France Bleu Occitanie et France Bleu

Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, quatre entreprises ont été ravagées par les flammes à Auzeville-Tolosane, au sud de Toulouse. Un suspect avait été interpellé dans la foulée. Ce chef d'entreprise nantais est passé en comparution immédiate ce mardi. Il aurait agi par vengeance.

Deux entreprises ont été incendiées à Auzeville-Tolosane dans la nuit de samedi à dimanche.
Deux entreprises ont été incendiées à Auzeville-Tolosane dans la nuit de samedi à dimanche. - SDIS 31 - Pompiers de Haute-Garonne

Auzeville-Tolosane, France

Dimanche 9 septembre dernier, vers quatre heures du matin, les pompiers de Haute-Garonne interviennent sur un gros incendie : à Auzeville-Tolosane, sur le site des entreprises Végalis, Biotrade et Biosentec, spécialisées notamment dans le traitement des eaux usées et l'assainissement. 1.500 mètres carrés sont partis en fumée. Rapidement, la piste criminelle est privilégiée puisqu'un suspect est interpellé par les gendarmes de Villefranche-de-Lauragais à proximité des lieux cette nuit-là. Cet homme de 64 ans, chef d'entreprise originaire de Nantes, a été mis en examen pour destruction par incendie et usage de fausses plaques d'immatriculation. Présenté comparution immédiate ce mardi, il a obtenu le renvoi de son procès.

Audience reportée au 10 octobre

Patrick D. est à la tête d'une société d'assainissement lui aussi. Il emploie 32 salariés et dit gagner plus de 21 000€ par mois. Lors de l'audience, il a confirmé être en litige commercial avec au moins une des entreprises toulousaines ciblées. Le gérant des sociétés impactées est d'autant plus surpris et sous le choc que cette affaire serait encore en cours devant la justice. Malgré tout, la cour n'est pas entrée dans le fond du dossier, Me Agathe Stammbach, l'avocate du prévenu, a demandé un renvoi de l'affaire et une expertise psychiatrique de son client. Expertise souhaitée aussi par le parquet qui ajoutait un contrôle judiciaire. Dans le box Patrick D. apparaît étrangement calme, droit.  

"Je suis conscient de mes actes, je suis prêt à en assumer les conséquences. J'ai conscience qu'une vie de travail réussie va servir à réparer le préjudice. Je ne pensais pas que mon acte engendrerait de tels dégâts" Patrick D.  

Après délibéré, la cour a renvoyé le procès au 10 octobre prochain et ordonné le maintien en détention. Les magistrats doutent des garanties présentées et craignent que le prévenu ne soit pas au procès voire qu'il ne récidive. Une décision "très dure et incompréhensible" dont l'avocate fait appel.

LIRE AUSSIUn incendie apparemment criminel ravage deux entreprises près de Toulouse

Préjudice "énorme" pour les sociétés toulousaines 

Les trois entreprises d'Auzeville-Tolosane (Biotrade, Biosentec, Végalis) et la SCI qui gère le bâtiment font état d'un préjudice lourd. L'incendie a tout détruit. 26 salariés sont aujourd'hui dans l'expectative. Le gérant parle de près de 10 millions d'€ de préjudice. L'avocat des sociétés, Me Vincent Valade, réclame également un complément d'enquête. Selon lui, d'autres produits inflammables auraient été découverts sur place. 

Autre élément troublant, le véhicule de Patrick D. comportait deux plaques d'immatriculation différentes. C'est d'ailleurs ce qui a intrigué la patrouille de gendarmerie qui l'a interpellé.