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Un épicier en garde à vue à Toulon après des livraisons de protoxyde d'azote

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Les épiceries de nuit dans le collimateur des policiers après la découverte d'un système organisé de livraison de protoxyde d'azote mis en place à Toulon par un épicier. Le protoxyde d'azote est un gaz utilisé en cuisine et en milieu médical, sous contrôle, plus connu sous le nom de gaz hilarant.

Le protoxyde d'azote utilisé comme drogue (illustration)
Le protoxyde d'azote utilisé comme drogue (illustration) © Maxppp - Romain Boulanger

C'est un phénomène en constant développement : les épiceries ouvertes la nuit qui livrent de l'alcool mais aussi des produits dont le détournement d'utilisation peut en faire des produits dangereux. C'est le cas du protoxyde d'azote, surnommé le gaz hilarant. Ces bonbonnes de gaz qui servent habituellement à faire de la chantilly, vendues légalement en magasin ou que l'on retrouve en milieu hospitalier car utilisées à des fins anesthésiantes, mais évidemment sous contrôle médical. Le contrôle d'un livreur d'uber eat vendredi soir à Toulon a mis au jour un système bien rodé. Deux hommes ont été mis en garde à vue. Le livreur et l'épicier qui le fournissait.

Lorsque les policiers contrôlent ce livreur Uber Eat vendredi soir à Toulon, celui-ci indique qu'il doit faire une livraison sur Signes à la demande d'un épicier toulonnais. Dans le caisson du deux roues, pas de nourriture mais des bonbonnes de protoxyde d'azote en grande quantité et des ballons qui permettent l'aspiration par la bouche du gaz. Les enquêteurs mènent une perquisition dans la boutique de l'épicier. Et ils ne repartent pas les mains vides : une centaine de bonbonnes, autant de ballons, du tabac et des cigarettes de contrebande.  

"Il ne comprend pas pourquoi lui ne pourrait pas vendre du protoxyde, puisque dans les grandes surfaces c'est autorisé" indique un proche du dossier. Mais le problème ça n'est pas de les vendre quand il s'agit de faire une chantilly. Or "il sait que ces bonbonnes vont servir à la défonce puisque lui-même consomme", poursuit la même source. Difficile d'évoquer une envie de gâteau en pleine nuit surtout quand la livraison porte sur des dizaines de ces fameuses capsules.

Commerce rentable

D'ailleurs,l'épicier, ingénieur chimiste de formation, s'est diversifié, en proposant même des ballons déjà remplis de gaz à cinq euros l'unité. C'est cinq fois le prix d'une seule petite bonbonne. Et donc plutôt très très rentable. A tel point qu'à peine sorti de garde à vue, l'épicier a repris son commerce de détail. Un particulier a en effet été contrôlé quelques heures plus tard. Il se rendait à une soirée à Cuers. Dans son coffre, une dizaine de bouteilles d'alcool et deux grosses bouteilles de protoxyde d'azote. Là aussi, le tout acheté dans la même épicerie.

Le livreur d'Uber Eat qui visiblement s'est affranchi de la distance prévue par son contrat de quelques kilomètres, et l'épicier ont été remis en liberté pendant que l'enquête se poursuit. "En tout cas, c'est un vrai problème car ces épiceries ouvertes une partie de la nuit, n'accueillent certes pas de clients, mais elles livrent des produits dont certains sont problématiques" note un connaisseur. 

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