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Faits divers – Justice

Un espoir de procès pour les familles des militaires français tués à Bouaké

mercredi 4 juillet 2018 à 18:50 Par Vincent Hulin , France Bleu Poitou

Le 6 novembre 2004 deux avions de l'armée ivoirienne bombardent un détachement de militaires français de l'opération Licorne: 5 militaires du RICM de Poitiers sont tués. Les pilotes pourraient comparaître devant une Cour d'Assises. Une décision très attendue par les familles.

photo d'illustration
photo d'illustration © Radio France

Poitiers, France

Depuis 14 ans, les familles se battent pour connaître la vérité et espèrent la tenue d'un procès. Depuis mardi, on sait que le Parquet de Paris demande un renvoi devant la Cour d'Assises des trois pilotes (deux officiers ivoiriens et un ex-mercenaire biélorusse) qui se trouvaient à bord des avions de chasse. 

Pour Maître Patricia Coutant, une des avocates des familles des victimes, ce nouveau rebondissement est enfin une bonne nouvelle dans un dossier compliqué dès le départ : "Il mélange, le militaire, le politique, l'international, la vraie difficulté c'est qu'on a des personnalités politiques qui étaient très largement informées de ce qui se passait à Bouaké à ce moment là et qui des années après prétendent qu'elles ne savaient pas ou qu'on ne pouvait pas interpeller les pilotes, qui pourtant étaient tenus à la disposition de la France et qu'on a laissé partir".

photo d'illustration - Radio France
photo d'illustration © Radio France

Pour Maître Jean Ballan, autre avocat des familles de victimes, cette décision du Parquet de Paris est une nouvelle encourageante : " Il y a deux procès à envisager, celui en droit pénal qui concerne les auteurs matériels, (c'est à dire les pilotes des avions de chasse) responsables du bombardement, procès qui aurait pu avoir lieu depuis 2005, mais vu l'intervention de certains ministres De Villepin, Alliot-Marie et Barnier cela n'a pas pu se faire, cela à empêché dès le début de retrouver les commanditaires de l'assassinat des soldats français". 

Selon l'AFP : un juge d'instruction  avait demandé en février 2016 que cette question soit transmise à la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR), seule compétente pour enquêter sur Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier, à l'époque respectivement ministres de la Défense, de l'Intérieur et des Affaires étrangères.