Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Faux espion, vrai élu local poursuivi par la justice

samedi 27 janvier 2018 à 7:03 Par Laurent Watrin, France Bleu Sud Lorraine

Un conseiller municipal de la ville de Charmes (Vosges) est poursuivi par la Justice pour avoir fait pression sur des animateurs d'un centre social, aujourd'hui fermé, après la noyade d'un petit garçon. L'homme se présentait comme un espion.

A Charmes (Vosges), le centre social a fermé ses portes en décembre dernier.
A Charmes (Vosges), le centre social a fermé ses portes en décembre dernier. © Radio France - Laurent Watrin

Charmes (Vosges), Charmes, France

"C'est un truc de fou !". Au début, le maire de Charmes n'a pas voulu le croire. C'est dans un document officiel, après une enquête de la préfecture des Vosges, que Robert Colin a appris la nouvelle. Un élu de son conseil municipal s'était fait passer pour un espion, après l'ouverture d'une procédure dans le cadre de la mort par noyade d'un jeune garçon, en mars 2017.

Le petit Antonin, âgé de 3 ans, avait sombré dans le canal du Battant, tout près des locaux du centre social de Charmes. L'enfant était alors sous la responsabilité des animateurs. 

Le conseil d'administration de l'association gérant le centre social de la ville compte dans ses rangs l'élu local qui se retrouve, aujourd'hui, poursuivi par la Justice pour une énorme affabulation présumée.

C'est parce que les faits ont semblé particulièrement graves aux yeux du procureur d'Épinal qu'Etienne Manteaux a finalement ouvert une poursuite pénale à l'encontre de ce conseiller municipal, âgé de 42 ans. L'enquête des gendarmes a permis de recueillir plusieurs témoignages accablants. L'élu local aurait raconté à des animateurs de l'ancien centre social qu'il était membre des services secrets.

Un élu absent du conseil municipal...

"Peut-être a-t-il voulu couvrir des agissements que nous ne connaissions pas", avance le maire de Charmes. Robert Colin indique que cet élu était absent des séances du conseil depuis de longs mois. L'homme avait rejoint l'équipe municipale, au titre de la liste des élus complémentaires, après des démissions au sein du conseil. "Je ne le connaissais pas bien et quand je l'ai convoqué pour l'entendre évoquer cette affaire, je n'ai pas entendu un discours clair et cohérent", raconte le maire.

Le centre social de Charmes a dû fermer ses portes, fin 2017, après un arrêté préfectoral lui interdisant d'accueillir des mineurs. Une décision prise en conclusion du rapport d'enquête administrative diligentée par la direction de la cohésion sociale, suite à la mort du petit garçon. 

Avec les poursuites judiciaires contre le "faux espion", c'est un volet plus sombre qui s'est ouvert dans la foulée de ce drame humain. Le tribunal correctionnel d'Épinal a convoqué l'affabulateur présumé pour le 25 avril 2018.