Faits divers – Justice

Un food truck entièrement brûlé à Perpignan

Par Armêl Balogog, France Bleu Roussillon mercredi 27 janvier 2016 à 19:07

Le foodtruck "Chez Steph" après l'incendie à Perpignan
Le foodtruck "Chez Steph" après l'incendie à Perpignan © Radio France - Armêl Balogog

Les pompiers ont été prévenus vers 2h du matin, mercredi 27 janvier, mais quand ils sont arrivés sur les lieux, avenue d'Espagne à Perpignan, le camion avait déjà entièrement brûlé.

Était-ce un court-circuit ou un acte criminel ? On s'interroge à la Direction départementale de la sécurité publique, après l'incendie d'un foodtruck, mercredi 27 janvier vers 2h du matin. 

Stéphane Haudoire, le propriétaire du camion "Chez Steph", ne croit pas à l'hypothèse du court-circuit. Pour lui ce serait plutôt l'acte d'un concurrent jaloux de son succès, parce qu'il "travaille bien", parce qu'il s'est construit une bonne clientèle depuis plus de deux ans qu'il est installé sur ce rond-point de l'avenue d'Espagne à Perpignan. 

D'ailleurs, il ne voit pas comment les experts pourront identifier l'origine de l'incendie : "Tout a brûlé, il n'y a rien à regarder". En constatant les dégâts, l'entrepreneur, propriétaire d'un autre snack à Perpignan, ne se laisse pas abattre :

"Si c'était pour me faire partir, ça ne va pas marcher si facilement."

Le feu aurait pris dans la cabine conducteur, puisqu'elle a subi le plus de dégâts. Les fauteuils ont fondu, les vitres ont éclaté. En allant sur les lieux, l'entrepreneur n'a même pas reconnu son congélateur : plus de porte, plus de fond, plus d'étagères. 

Sur le sol, il y a les restes d'un livre de recettes et des bouts de légumes carbonisés. Mercredi après-midi, le food truck avait encore une forte odeur de brûlé. "Il n'y a rien à récupérer", répète Stéphane Haudoire.

Le foodtruck "Chez Steph" après l'incendie à Perpignan - Radio France
Le foodtruck "Chez Steph" après l'incendie à Perpignan © Radio France - Armêl Balogog

Ce camion, il l'avait acheté près de 8.000 euros un an auparavant et il l'avait retapé entièrement lui-même. Il compte déjà en acheter un nouveau et l'implanter au même endroit, en mettant peut-être deux caméras de vidéosurveillance. 

L’entrepreneur a porté plainte mercredi dans la journée. Les enquêteurs devraient rendre leurs rapports d'expertise d'ici une semaine ou deux.

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