Faits divers – Justice

Un gang de voleurs de deux-roues démantelé en Ile-de-France

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région mardi 17 mars 2015 à 14:50

La police continue de faire des patrouilles devant le collège Lavalley de Saint-Lô
La police continue de faire des patrouilles devant le collège Lavalley de Saint-Lô © Radio France

Douze personnes ont été interpellées et mises en examen, a annoncé la préfecture de Paris mardi. Près de 83 deux-roues ont été saisis. Le réseau, qui a été démantelé, sévissait à Paris et dans les Hauts-de-Seine. La police menait l'enquête depuis début 2014.

Cela fait plus d’un an que la Sureté territoriale des Hauts-de-Seine menait l’enquête sur des vols de motos et de scooters en région parisienne et dans la capitale. Début 2014, de nombreux vols, qui se ressemblaient, avaient été constatés dans les Hauts-de-Seine et dans l’ouest de Paris. Mardi, la police a indiqué que 12 personnes avaient été interpellées et mises en examen. Elles sont principalement originaires des Hauts-de-Seine et du Val-d’Oise. Elles ont entre 27 et 57 ans. Six d’entre-elles ont été placées en détention provisoire, deux sous contrôle judiciaire et quatre ont été remises en liberté.

Des dizaines de motos et de scooters ont été saisis

La Préfecture de police a indiqué que 83 engins et 77 moteurs a vaient été récupérés. La police a aussi trouvé des certificats de cession, des cartes grises, des outils destinés au vol ou au travail sur les véhicules. Elle a également mis la main sur 30.000 euros en espèce et quatre armes neutralisées.

Comment opéraient les voleurs

Les malfaiteurs opéraient par trois . Ils repéraient le deux-roues puis se rendaient sur place au petit matin. La police explique que le premier voleur faisait le guet armé d’une bombe lacrymogène, le deuxième cassait l’antivol avec une disqueuse et le troisième se tenait prêt à partir. Les deux-roues étaient poussés plus loin et les systèmes de géo localisation étaient neutralisés . La bande laissait passer quelques jours avant de récupérer les scooters et les motos qui étaient montés dans une camionnette et stockés dans des pavillons situés en l’Essonne et en Seine-et-Marne. C’est là qu’ils étaient démontés et reconstitués.

Deux garagistes étaient chargés du blanchiment des engins qui étaient remis sur le marché. Ils recevaient des cartes grises en règle qui correspondaient à des modèles identiques qui avaint été déclarés comme épave.