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Un Gardois jugé pour avoir saboté un avion de l'armée à Saint-Gilles

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Par , France Bleu Gard Lozère, France Bleu
Saint-Gilles, France

L'an dernier sur la plateforme aéroportuaire de Nîmes-Garons, un salarié de 33 ans a coupé plusieurs câbles d'un ravitailleur de l'armée française. Il a été jugé ce lundi au tribunal correctionnel de Marseille.

Un avion ravitailleur et deux avions de chasse
Un avion ravitailleur et deux avions de chasse © Maxppp - Nicolas Vallauri

"Dans ma longue carrière d'avocat, c'est la première fois que j'ai à plaider une affaire de cette nature" assure Maître Bruno Lombard, l'avocat du ministère de la Défense. Un Gardois de 33 ans est poursuivi pour avoir, il y un an, dans son entreprise, saboté un avion ravitailleur de l'armée française. Les faits se sont déroulés à Saint-Gilles sur la plateforme aéroportuaire de Nîmes-Garons.

Il coupe plusieurs câbles de l'appareil

Le mis en cause est un ancien salarié d'une entreprise de Saint-Gilles spécialisée dans la maintenance d'avions. Une entreprise privée ayant un marché public avec l'armée française. Le 12 mai 2016, ce salarié prend son service à six heures du matin, il est affecté à l'aile droite du ravitailleur pour réaliser les opérations de maintenance.

Le salarié se dirige alors vers le cockpit de l'appareil puis dans la soute et c'est là qu'il va commettre le sabotage. Il coupe plusieurs câbles de l'appareil avec une pince de l'entreprise. Un sabotage qui aurait empêché l'avion de décoller, selon Maitre Bruno Lombard, l'avocat du ministère de la Défense.

Il avoue les faits un an plus tard

Le salarié, placé en garde à vue deux mois après les faits, nie le sabotage. Ce sont les caméras de surveillance de l'entreprise qui ont conduit les enquêteurs à le mettre en cause. Le salarié n'a avoué les faits qu'en avril dernier, soit presque un an après le sabotage.

Au tribunal correctionnel de Marseille ce lundi après-midi il parle "d'un coup de folie, d'une grosse bêtise". Il évoque des problèmes familiaux et met en cause ses collègues ayant eu des propos racistes à son égard.

"Il n'a pas du tout pris conscience de la réalité des faits, il s'est posé en victime." - Me Bruno Lombard

L'ancien salarié est notamment poursuivi pour atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation et destruction de matériel militaire. La pénalité prévue pour ce type d'infraction est de cinq ans, le procureur a requis trois ans de prison dont deux ans avec sursis.

RÉACTION I Me Bruno Lombard l'avocat du Ministère de la Défense

L'État, par la voix de son avocat, demande 50.000 euros de dommages et intérêts.Le salarié a été depuis licencié. Le jugement a été mis en délibéré au 19 juin.

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