Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Un gendarme frappé par une batte de baseball : six mois ferme pour l'agresseur

-
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Un trentenaire menacé d'expulsion locative s'en est pris à un gendarme ce jeudi. Il l'a frappé à deux reprises à l'aide d'une batte de baseball. L'homme était jugé en comparution immédiate ce vendredi au tribunal correctionnel de Belfort.

Photo d'illustration du tribunal de grande instance de Belfort.
Photo d'illustration du tribunal de grande instance de Belfort. © Radio France - Adeline Divoux

Montreux-Château, France

Jeudi, les gendarmes sont intervenus pour une mesure d'expulsion locative à Montreux-Château, dans le Territoire de Belfort. Un logement de Territoire Habitat où vivaient un trentenaire et sa mère. L'homme, surpris par la visite des forces de l'ordre, a perdu son calme et s'en est pris à un gendarme. Il l'a frappé à deux reprises avec une batte de baseball, trouvée dans la maison. Les coups ont été portés sur le bras du gendarme, qui a eu le réflexe de se protéger le visage. Une collègue de la victime a dû sortir son arme de service pour calmer la situation.

Jugé en comparution immédiate ce vendredi au tribunal correctionnel de Belfort, le prévenu indique qu'il a agi sous le coup de la colère et sur "le désespoir de l'expulsion". Devant le tribunal, l'homme regrette ses gestes : "Je n'ai pas réfléchi aux conséquences de l'acte, je me rends compte que cela aurait pu tuer le gendarme."

Une lettre d'excuses au tribunal

Le prévenu n'a aucun antécédent judiciaire. Son casier est vierge. Il se décrit d'ailleurs comme quelqu'un de timide et de réservé. "Je ne réagis jamais comme ça", glisse-t-il. "J'étais très surpris par cette expulsion, je n'étais pas au courant, alors j'ai perdu mes moyens", ajoute-t-il. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'il subit une mesure d'expulsion : "Mais je le savais d'avance."

Je ne réagis jamais comme ça.

Lors de son audience, le prévenu a lu une lettre d'excuses destinée au gendarme agressé. "J'espère sincèrement qu'il se remettra de sa blessure et qu'il pourra poursuivre sa carrière", a-t-il écrit. Devant le tribunal, le gendarme, qui a demandé 1.000 euros de dommages pour le préjudice, répond : "On ne fait pas ce métier pour se faire taper, après c'est surtout psychologiquement que cela marque.

Le substitut du procureur, Frédéric Lutz, a requis 8 mois de prison dont 6 mois avec sursis, avec une mise à l'épreuve de 2 ans. Le tribunal a finalement condamné le trentenaire à 12 mois de prison, dont 6 avec sursis, assortis d'une mise à l'épreuve de 2 ans. Il doit également payer 1.000 euros de dommages à la victime. Il pourra demander un aménagement de peine, puisqu'il est reconnu adulte handicapé à 50%. Il est atteint du syndrome de Marfan : une maladie génétique rare caractérisée par une grande taille, une minceur et de la souplesse. Ces derniers mois, il ne travaillait donc pas, mais devait commencer une formation en juin prochain.