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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Un gilet jaune drômois en prison après la découverte d'une voiture chargée de bonbonnes de gaz

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Drôme Ardèche

Un homme de 46 ans a été placé en détention ce vendredi 25 janvier après une enquête de la gendarmerie de la Drôme. À l'origine, la découverte d'une voiture chargée de deux bonbonnes de gaz qu'il projetait d'utiliser pour une action violente. Trois autres gilets jaunes sont mis en examen.

Un gilet jaune à un péage d’autoroute (illustration) © AFP - Boris HORVAT
Un gilet jaune à un péage d’autoroute (illustration) © AFP - Boris HORVAT

Montélimar, France

L'enquête a commencé le 17 décembre après la découverte d'une voiture, une Renault Express, garée et immobile proche du péage de Montélimar-Nord (A7). Dans cette voiture, deux bonbonnes contenant du gaz, ce qui alerte les gendarmes. Pendant plusieurs semaines ils vont remonter la piste du propriétaire de cette voiture et mettre plusieurs personnes sur écoute. Mercredi 23 janvier onze gilets jaunes ont été interpellés : tous sont originaires de la région de Montélimar. Un homme de 46 ans a été placé en détention et mis en examen, trois (30 ans, 35 ans, 44 ans) mis en examen sous contrôle judiciaire et sept relâchés.

Ils prévoyaient une action violente

Les enquêteurs ont ensuite mis sur écoute et intercepté les échanges entre plusieurs personnes, ils ont aussi placé lé véhicule sous surveillance. Grâce au contenu de ces échanges, ils ont pu déterminer les intentions des individus : ils projetaient une action violente, selon le parquet de Valence qui qualifie les faits "d'association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de dix ans de prison". 

Le groupe aurait eu pour projet d'incendier le péage de Montélimar-Nord selon les enquêteurs. Selon le parquet ils auraient même pu s'en prendre aux forces de l'ordre. Ce même groupe aurait déjà été à l'origine de l'incendie partiel du péage de Loriol (sur l'autoroute A7).

70 gendarmes mobilisés pour le coup de filet

Les interpellations ont eu lieu le 23 janvier, elles étaient prévues de longue date selon le parquet, et n'ont rien à voir avec la venue d'Emmanuel Macron dans la Drôme le lendemain. Près de 70 gendarmes ont été mobilisés pour ce coup de filet qui a eu lieu tôt le matin dans la région de Montélimar.

L'homme qui est en prison a de petits antécédents judiciaires, il est considéré par les enquêteurs comme le "leader" du groupe. L'un des trois hommes placés sous contrôle judiciaire a lui de plus lourds antécédents, sans plus de détails. Lors de perquisitions à leur domicile, plusieurs armes non déclarées ont été découvertes, notamment des fusils. Des fumigènes et un appareil s'apparentant à un engin explosif ont également été saisis. Une information judiciaire est toujours en cours ainsi que des analyses scientifiques à l'intérieur de la voiture.