Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Un gilet jaune montpelliérain réclame les vidéos d'une caméra de surveillance pour prouver son innoncence

-
Par , France Bleu Hérault

Condamné à trois mois de prison avec sursis pour "attroupement en vue de commettre des exactions" lors de l'acte X des gilets jaunes à Montpellier, Sébastien réclame l'exploitation des images de vidéosurveillance situées près du lieu de son interpellation. Elles prouveraient selon lui son innocence.

La manifestation des "gilets jaunes" à Montpellier le samedi 5 janvier 2019
La manifestation des "gilets jaunes" à Montpellier le samedi 5 janvier 2019 © Radio France - France Bleu Hérault

Montpellier, France

Sébastien participait le 19 janvier dernier à l'acte 10 des gilets jaunes à Montpellier. Ce père de famille a été interpellé par les policiers en fin de journée vers 18h25 près du square Planchon au centre-ville vers la gare Saint-Roch. Il a été condamné le 21 janvier dernier en comparution immédiate à trois mois de prison avec sursis pour "attroupement en vue de commettre des exactions". Au moment de l'arrêter, les policiers ont trouvé des pierres dans son sac, ce que lui réfute. Sébastien a fait appel de sa condamnation.

Deux versions des faits

Sébastien dénonce une interpellation infondée. Le gilet jaune montpelliérain affirme qu'il échappait aux casseurs de la rue Maguelone à Montpellier vers 18 heures le samedi 19 janvier dernier. Au moment d'aider d'autres personnes à s'enfuir par le square Planchon, il a été interpellé par des policiers au niveau de l'arrêt de tramway. "Au moment de me mettre les menottes, ils ont fouillé mon sac et trouvé une pierre" détaille Sébastien, "cette pierre je ne l'avais pas mise dans mon sac, je le dis avec certitude" ajoute-t-il. Les policiers maintiendront jusqu'au procès que l'homme avait jeté précédemment des cailloux sur les forces de l'ordre.

Une demande auprès du Parquet

Interpellé au niveau de l'arrêt de tram dans la rue Maguelone, Sébastien souhaite aujourd'hui que la justice exploite les images des caméras de vidéosurveillance de la TAM située non loin de là. "Elles ont pu filmer mon interpellation et accréditer ma version des faits. Lors de ma comparution immédiate devant le procureur ma version des faits contre celles des policiers n'a pas du tout pesé" estime-t-il. Lui et son avocate ont d'ailleurs écrit vendredi 25 janvier au Parquet général pour réclamer une réquisition des bandes vidéos. Ils n'ont toujours pas eu de réponse ce mercredi. Les images sont conservées en moyenne entre 15 jours et un mois.