Faits divers – Justice

Un Grenoblois accusé d'avoir commandé des viols d'enfants pour les visionner sur Internet

Par Virginie Salanson et Véronique Pueyo, France Bleu Drôme-Ardèche, France Bleu Isère et France Bleu jeudi 13 octobre 2016 à 12:34

Le Grenoblois, âgé de 71 ans, est déjà en prison pour détention d'images pédopornographiques. (Image d'illustration).
Le Grenoblois, âgé de 71 ans, est déjà en prison pour détention d'images pédopornographiques. (Image d'illustration). © Maxppp -

Un Grenoblois a été mis en examen mercredi. Il est suspecté d'avoir commandé des vidéos de viols de mineurs via internet. Emprisonné depuis pour détention d'images pédopornographiques à la prison de Valence (26), cet homme de 71 ans a été confondu grâce à une enquête internationale.

Tout commence aux États-Unis, où le FBI est contacté par Yahoo. Ce fournisseur d’accès à internet a détecté un réseau de live stream pédopornographique, le live stream étant le fait de filmer et de diffuser simultanément des images sur internet.

La France est concernée, comme d'autres pays d'ailleurs. L’enquête est donc confiée à l'OCRVP, l'office central de répression des violences aux personnes, basée à Nanterre, en région parisienne. Ces policiers, très spécialisés, ont donc réussi à remonter jusqu’à un Grenoblois de 71 ans qui s’était connecté sur ce site illégal.

"Le live stream est une pratique en pleine expansion et notamment avec les pays émergents, comprenez les pays pauvres, comme les Philippines". nous a confié le patron de l'OCRVP que nous avons eu au téléphone. Le principe : des pédophiles commandent des viols d'enfants sur internet, avec des consignes précises et regardent ensuite en direct la scène. Le tout pour 10 à 20 euros.

Une pratique en pleine expansion dans les pays pauvres

Il est donc compliqué après d'avoir des preuves matérielles, "sauf s'ils sont assez tordus pour enregistrer la scène" lâche un enquêteur. mais dans le cas de ce Grenoblois, les enquêteurs ont pu montrer qu'il avait fait des versements d'argent en direction des Philippines et qu'il s’était bien connecté au dark web, la partie cachée d'internet.

L'homme, qui était déjà en prison pour détention d'images pédopornographiques, a donc été extrait de sa cellule ce mardi. Devant le juge, il a nié les faits [antérieurs à son séjour en prison NDLR], expliquant qu' on avait usurpé son identité. Il a tout de même été mis en examen, mercredi, pour complicité de viols sur mineurs avec actes de torture et de barbarie et association de malfaiteurs. Il est retourné en prison. Pour l'instant, c'est le seul Français mis en examen dans cette terrible affaire.

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