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Faits divers – Justice

Un habitant de Bourogne poursuivi pour avoir dissimulé le meurtre de sa femme pendant dix mois

jeudi 26 avril 2018 à 3:56 Par Wassila Guittoune, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

Un homme de 56 ans, habitant Bourogne, dans le Territoire de Belfort, comparaît ce jeudi matin devant la cour d’Assises de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort pour meurtre. Il est accusé d’avoir tué sa femme, en août 2013, et d’avoir abandonné son corps en forêt d’Urcerey.

Des ossements humains, correspondant à l'ADN de la victime, avaient été retrouvés dans une forêt à Urcerey (Photo d'illustration)
Des ossements humains, correspondant à l'ADN de la victime, avaient été retrouvés dans une forêt à Urcerey (Photo d'illustration) © Maxppp - Pascal CHEVILLOT

Bourogne, France

Eric D. , chauffeur-routier âgé de 56 ans, est jugé par la cour d’assises de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort à partir de ce jeudi. Cet habitant de Bourogne comparaît pour le meurtre de son épouse, Françoise, fin août 2013. Il est accusé d’avoir ensuite entreposé son corps dans un sac poubelle, puis de l’avoir déposé dans un bois à Urcerey, en pleine nuit. Pendant près de 10 mois, il a « feint, agi comme un mari effondré par la perte de son épouse » explique Me Julien Robin, allant jusqu’à « installer sa maîtresse au domicile conjugal quelques jours après le meurtre » souligne l’avocat des filles de la victime.

La victime avait découvert que son mari avait une liaison extraconjugale

En effet, c’est seulement en juin 2014, au cours de sa garde à vue, que le mari éploré reconnaît les faits. Il explique que c’est « un accident » : alors que tous deux se trouvaient dans le couloir de la maison familiale à Bourogne, il se serait disputé avec sa compagne, à propos de sa liaison avec sa maîtresse, puis aurait « donné un coup d’épaule volontairement sans se rendre compte que la porte de la cave était ouverte. Elle est alors tombée, dévalant les escaliers » souligne Me Patrick Uzan, l’avocat d’Eric D. , mais « il n’a jamais voulu tuer sa femme et il n’avait aucune raison de le faire ».

Des traces de sang découvertes au domicile

Ces aveux sont intervenus après une minutieuse enquête, où les gendarmes découvrent des traces de sang dans le domicile conjugal. Les enquêteurs découvrent également que l’accusé a utilisé les comptes bancaires de sa compagne dès le lendemain de sa disparition. Maître Randall Schwerdorffer, avocat des frères, sœurs et oncles de la victime estime que « ce qui intéressait l’accusé, c’était de prendre possession de ce que possédait sa femme. Il a vidé les comptes, et s’en servait à son profit ».