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Faits divers – Justice

Un habitant de Sainte-Lizaigne condamné à 18 mois de prison pour avoir menacé ses voisins

mardi 13 mars 2018 à 20:42 Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Berry

L'homme était jugé en comparution immédiate pour avoir menacé ses voisins avec un fusil de chasse dimanche dernier à Sainte-Lizaigne. Il était en état de récidive et sous le coup d'un sursis avec mise à l'épreuve.

Le tribunal ayant prononcé un mandat de dépôt, le condamné a été emmené en cellule dès la fin de l'audience.
Le tribunal ayant prononcé un mandat de dépôt, le condamné a été emmené en cellule dès la fin de l'audience. © Radio France

Sainte-Lizaigne, France

Un habitant de Sainte-Lizaigne (Indre) a été condamné à dix-huit mois de prison ce mardi par le tribunal correctionnel de Châteauroux, il était poursuivi pour avoir menacé la famille habitant la maison voisine de la sienne. Dimanche dernier, alors qu'ils rentraient chez eux en voiture, ce jeune couple et leur fillette de quatre ans, avaient été mis en joue, à travers le pare-brise, avec un fusil de chasse. Une photo, montrée à l'audience, en atteste. 

En dépit de cette preuve et malgré le fait qu'il a déjà été condamné trois fois pour des violences avec armes dans le cadre de conflits de voisinage, le prévenu reconnaît à demi-mots seulement les faits qu'il lui sont reprochés. « La photo n'est pas valable, elle n'a pas été prise par huissier ». « Je voulais leur faire peur, mais le fusil n'était pas chargé ». « Ils n'avaient pas à klaxonner devant ma porte ». 

La peur au ventre

Installé depuis trois ans, le couple bénéficie d'un droit de passage sur le terrain du prévenu pour tenir compte de la configuration des lieux. C'est ce point que l'homme âgé de 74 ans semble ne pas supporter. L'avocat des parties civiles, Brice Tayon, interpelle le tribunal : « _Mes clients subissent quotidiennement insultes et menaces_. Ils rentrent chez eux la peur au ventre. Comment peuvent-ils continuer à vivre comme ça ? »

Le procureur poursuit en ce sens en insistant sur la dangerosité, selon lui, du prévenu. Son avocate, Marion Gibault, fait valoir que la garde-à-vue l'a affaibli et que sa dépendance à l'alcool explique ses propos parfois incohérents : « Sa place n'est pas en prison mais dans un établissement de soins». Le tribunal ne l'entend pas : il déclare la révocation du sursis de trois mois qui pesait sur le prévenu et le condamne à quinze mois de prison ferme (soit un total de dix-huit). Il lui interdit également de se rendre à Sainte-Lizaigne pour une durée de cinq ans et prononce une interdiction de détention d'arme de quinze ans.