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Commissariat du 18e, à Paris : Les enquêteurs "pas certains" de l'identité de l'assaillant

Par Martine Bréson et Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris Région et France Bleu jeudi 7 janvier 2016 à 12:27 Mis à jour le vendredi 8 janvier 2016 à 9:27

Commisariat de la Goutte-d'Or
Commisariat de la Goutte-d'Or - google maps

On n'est pas certain de l'identité de l'assaillant abattu jeudi midi devant le commissariat de la Goutte-d'Or à Paris. Déclaration ce vendredi matin du Procureur de la République. Cet homme a tenté d'entrer en criant "Allah Akbar", avec une ceinture d'explosifs factices.

Le Procureur de la République, François Molins, est revenu ce vendredi matin,  sur l'identité de l'homme abattu jeudi midi, devant le commissariat de la Goutte d'Or, dans le 18e arrondissement de Paris. Hier, dans la soirée, les enquêteurs affirmaient pourtant avoir reconnu l'assaillant, un homme qui avait été mis en cause pour vol en 2013, "une identité contredite par un papier manuscrit retrouvé sur la victime jeudi", "il n'est pas connu sous ce nom-là par les services de renseignement, il va falloir travailler, déterminer l'identité, puis travailler sur un téléphone qu'on a trouvé, qui est doté d'une puce allemande" a précisé François Molins ce vendredi matin, sur France Inter.

Le procureur de la République a également indiqué qu'un papier sur lequel figurait le drapeau de Daesh et une revendication manuscrite non équivoque en langue arabe, avaient été trouvés sur cet homme. Dans son communiqué, le procureur de la République parle de tentative d'assassinat et d'entreprise terroriste. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisi

Sur place , à la Goutte-d'Or, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est exprimé durant quelques minutes et il a apporté son soutien aux policiers.

Depuis 14h00, jeudi, les choses rentrent peu à peu dans l'ordre dans le quartier de la Goutte-d'Or où a eu lieu l'attaque. Le trafic de la ligne 2, 4 et 12 a repris mais au ralenti pour l'instant. Le funiculaire de Montmartre, dont le fonctionnement avait été suspendu par mesure de sécurité, a été remis en route. L'opération de déminage est terminée. Vers 14h30, les policiers ont fait entrer les parents d'élèves dans le périmètre de sécurité pour qu'ils récupèrent leurs enfants confinés dans les écoles depuis l'attaque.

La circulation a repris et les habitants ont pu regagner leur domicile après avoir montré leur carte d'identité.Les magasins ont rouvert.

Le boulevard Barbès a été bouclé une bonne partie de l'après-midi de jeudi - Radio France
Le boulevard Barbès a été bouclé une bonne partie de l'après-midi de jeudi © Radio France - Nathalie Doménégo

L'attaque

A 11h30, jeudi, un homme armé d'une feuille de hachoir a été abattu devant le commissariat de la Goutte-d'Or, dans le XVIIIème arrondissement de Paris. Selon nos informations, l'homme a agi à visage découvert mais son identité n'est pas connue pour l'instant. On avait d'abord cru que l'homme portait une ceinture d'explosifs. On sait désormais que le dispositif était factice. Cet homme avait tenté de pénétrer dans le bâtiment. Il aurait crié "Allah Akbar" et aurait tenté d'agresser un policier à l'accueil.

Les policiers ont pensé qu'il voulait se faire sauter à l'intérieur du commissariat car des fils électriques dépassaient de ses vêtements, précise un responsable du syndicat Alternative Police. L'homme portait sous son manteau une pochette scotchée d'où sortait un fil. Il a été tué par des policiers. Selon un témoin, il y aurait eu deux à trois tirs dans la rue.

Cette attaque intervient un an jour pour jour après l'attentat contre le magazine satirique Charlie Hebdo.

Les mesures prises juste après l'attaque

Deux écoles avaient été fermées dans la rue de la Goutte-d'or et les élèves ont été  confinés, avait indiqué l'Académie de Paris, par mesure de précaution. 

La basilique du Sacré-Coeur de Montmartre a été fermée après l'attaque contre le commissariat.

Le Sacré-Coeur est fermé - Radio France
Le Sacré-Coeur est fermé © Radio France - Rémi Brancato

Des habitants ont indiqué que le boulevard Barbès avait été bouclé. La police a demandé aux riverains de rester chez eux.

La police a bloqué les passants sous le pont du métro à Barbès.

Vers 12h30 les opérations de déminage ont été lancées et le site a été sécurisé, avait indiqué le ministère de l'Intérieur. Le parquet de Paris a été saisi de l'enquête.

Une opération de déminage est lancée.

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