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Un homme armé tire en direction des gendarmes à l'hôpital de Pithiviers

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Orléans, France Bleu

Panique dans l'enceinte de l'hôpital de Pithiviers, dans la nuit de vendredi à samedi. Un homme armé a tiré de nombreux coups de feu en direction des gendarmes, il voulait s'en prendre à sa compagne, qui travaille dans l'établissement. Il n'y a pas eu de blessés et l'homme a été interpellé

Le centre hospitalier de Pithiviers
Le centre hospitalier de Pithiviers © Radio France - Anne Oger

Les gendarmes de la brigade de Pithiviers ont été appelés vers 4 heures du matin, dans la nuit de vendredi à samedi, par une femme qui travaille à l'hôpital de Pithiviers, elle y est infirmière. Elle voulait les prévenir que son compagnon se dirigeait vers l'établissement, et qu'il était menaçant et armé.

Le couple était en train de se séparer, et l'homme avait passé la soirée à envoyer des SMS à sa compagne, à l'appeler. Au point qu'elle a fini par mettre fin à la relation. C'est à ce moment-là qu'il lui aurait dit qu'il venait à l'hôpital, qu'il voulait la voir, et qu'il était armé.

Armé d'un gomme-cogne et d'un pistolet à grenailles

Aussitôt prévenus les militaires se sont dirigés vers l'hôpital de Pithiviers, où ils se sont effectivement trouvés en présence d'un homme armé, qui a tiré à plusieurs reprises dans leur direction. La procureure de la République adjointe auprès du tribunal judiciaire d'Orléans, Céline Visiedo, de permanence au parquet, qui s'est rendue sur place ce samedi matin, parle de deux armes de poing en sa possession, un gomme-cogne et un pistolet à grenailles. 

Les techniciens de l'identité criminelle ont retrouvé sur les lieux 18 cartouches de gomme-cogne, une arme qui tire des balles en caoutchouc, et deux tirs de pistolet à grenailles ont aussi été entendus. "Ces armes ne sont létales (mortelles) que si elles sont utilisées à bout portant" précise la procureure adjointe.

Des négociations et des tirs des gendarmes

Une soixantaine de gendarmes de la brigade de Pithiviers et du PSIG (Peloton de Secours et d'Intervention de la gendarmerie) se sont positionnés à l'extérieur de l'établissement. L'homme, lui, se trouvait dans l'enceinte de l'hôpital, au niveau du parking, et faisait des allers-retours entre le sas d'entrée des urgences, et les grilles extérieures de l'hôpital, il n'a pas pénétré à l'intérieur, tous les accès avaient été verrouillés.

Dès que les gendarmes sont arrivés, l'homme a commencé à tirer. Les militaires ont alors entamé des négociations avec cet homme, des échanges entrecoupés de ses tirs à lui, et de quatre tirs de riposte d'un gendarme du PSIG de Pithiviers, celui-là même qui était chargé des négociations. Il était soutenu, par téléphone, par des négociateurs expérimentés du GIGN, le groupe d'intervention de la gendarmerie, déjà en route. 

L'homme s'est finalement rendu aux gendarmes, après deux heures d'affrontement. Personne n'a été blessé, ni lui ni parmi les militaires sur place, précise Céline Visiedo. "Le gendarme a riposté de manière calme et mesurée".

La scène a duré plus de deux heures

Placé en garde à vue, cet homme de 43 ans est toujours entendu par les gendarmes, une enquête de flagrance a été ouverte, il devrait être présenté à un juge lundi matin, sans doute pour violences avec armes. Les premières auditions ont permis de retracer son parcours. Cet homme n'était pas connu pour des violences, et sa compagne n'a pas évoqué de violences conjugales, mais d'un épisode précédent de menaces. 

Chez lui, dans le logement qu'il venait de prendre à Sceaux du Gâtinais, lors d'une perquisition, les gendarmes ont trouvé plusieurs armes de poing du type de celles avec lesquelles il a tiré, ainsi qu'un taser. 

Le personnel de l'hôpital a repris son service avec le soutien de la cellule d'urgence médico-psychologique de la préfecture du Loiret, pour prendre en charge le choc lié à la scène. 

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