Faits divers – Justice

Un homme avoue en partie le meurtre de sa femme à Neuchâtel

Par Sébastien Germain et Christophe Beck, France Bleu Alsace, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Elsass jeudi 19 mars 2015 à 17:00

Le procureur général de Neuchatel Daniel Hirsch entouré des commissaires Alain Devaud (à sa droite) et Phlippe Bongard (à sa gau
Le procureur général de Neuchatel Daniel Hirsch entouré des commissaires Alain Devaud (à sa droite) et Phlippe Bongard (à sa gau © Radio France

C’est une enquête de grande ampleur qui vient d’aboutir aux aveux partiels du mari d'une jeune Alsacienne de 24 ans, dont le corps aurait été retrouvé samedi dernier dans un bois de Charquemont, dans le Haut Doubs.

L’homme de 28 ans avait été placé en détention provisoire à Neuchâtel dès le lendemain du signalement de la disparition de son épouse début janvier. La découverte du corps la semaine dernière a précipité ses aveux. Il reconnaît s’être disputé avec son épouse, le soir du 6 janvier 2015, puis avoir transporté le corps vers le bois de Charquemont . Il reste évasif sur l’instant crucial de la mort.

Elle s’était rendue dans un établissement pour femmes battues

Le couple s’était installé à La Chaux de Fond, en octobre 2014, car le mari avait décroché un emploi de contremaitre dans la région. En décembre, la jeune femme s’était réfugiée dans un établissement pour femmes battues.

Dès l’annonce de sa disparition, le 8 janvier, la police de Neuchâtel a mis de gros moyen de cette affaire. Pas moins de vingt enquêteurs mobilisés pendant plus de deux mois à plein temps pour les investigations et cinquante policiers pour les opérations de recherche. Des milliers de données ont été exploitées. Il y a aussi eu soixante rapports d’audition et une coopération avec la gendarmerie et le parquet de Montbéliard.

2 procédures en Suisse et en France

Aujourd’hui, ce sont deux procédures qui sont ouvertes. La première, en Suisse, sous la houlette du parquet de Neuchâtel pour les faits de meurtres et séquestration . La deuxième, côté français, sous la houlette du parquet de Montbéliard pour la découverte du corps.

L’autopsie du corps

L’autopsie pratiquée en début de semaine à l’institut médico-légal de Besançon n’a pas permis d’établir avec certitude l’identité du corps découvert en foret de Charquemont. Des analyses ADN sont en cours. Mais la police de Neuchâtel s’appuie sur un faisceau d’indices et l’analyse de la dentition de la victime.