Infos

Un homme condamné à un an de prison avec sursis pour des agressions sexuelles dans le tram d'Orléans

Par François Gueroult et Anne Oger, France Bleu Orléans vendredi 2 décembre 2016 à 11:13

Les faits se sont produits dans le tramway à Orléans.
Les faits se sont produits dans le tramway à Orléans. © Radio France - Géraldine Marcon

Une lycéenne de 17 ans avait porté plainte contre cet homme, qui s'était frotté contre elle à deux reprises, sur la ligne A du tram de l'agglomération orléanaise. L'avocate de la victime se dit soulagée par cette condamnation, qui doit encourager les femmes à saisir la justice

L'homme, un habitant d'Ingré âgé de 50 ans, sévissait sur la ligne A du tram, et la justice pense qu'il y a eu d'autres victimes, pendant au moins six mois, jusqu'en avril dernier. C'est une jeune fille de 17 ans, une lycéenne, qui a porté plainte. Et qui a conduit cet homme devant le tribunal correctionnel d'Orléans. Il est condamné à un an de prison avec sursis et il a aussi l'interdiction de fréquenter le réseau de transports publics de l'agglomération d'Orléans pendant trois ans.

Ma cliente ne pouvait plus prendre le tram, par peur de le croiser, elle a dû changer de trajet, elle avait peur d'arriver en retard au lycée. Maintenant elle peut retrouver le chemin de l'école et c'est très important pour elle

Une peine qui satisfait l'avocate de la jeune lycéenne. "Les agressions sexuelles dans le bus, le tram, c'est très fréquent, c'est ce qu'on appelle le harcèlement de rue, et le préjudice moral est lourd, pour ces victimes. Ma cliente par exemple ne pouvait plus prendre le tram, elle avait peur d'arriver en retard au lycée. Aujourd'hui, cette interdiction imposé à son agresseur, d'emprunter le réseau de transports publics, ça la rassure, elle va pouvoir reprendre le chemin de l'école sans regarder autour d'elle si cet homme est dans les parages. Ce jugement est important, il montre que ces faits sont poursuivis et condamnés, cela doit inciter les victimes à déposer plainte".

En effet une étude de la FNAUT, la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports, montre qu'en 2016, 87% des femmes en France disent avoir déjà été victimes de harcèlement sexuel dans les transports publics.

Partager sur :