Faits divers – Justice

Un mégot jeté sur un tas de bois par un maçon à l'origine du plus gros feu de l'été en Provence

Par Florent Le Saux et Fabien Le Dû, France Bleu Provence et France Bleu vendredi 4 novembre 2016 à 10:38

L'incendie a défiguré les paysages des Pennes-Mirabeau, aux portes des quartiers nord de Marseille
L'incendie a défiguré les paysages des Pennes-Mirabeau, aux portes des quartiers nord de Marseille © Maxppp - Maxppp

Un homme de 35 ans est à l'origine de l'incendie qui a brûlé près de 3.000 hectares de végétation l'été dernier autour de Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Ce maçon a reconnu avoir jeté un mégot de cigarette sur un tas de bois. Il a été mis en examen mercredi pour incendie volontaire, mais laissé libre.

Ce mercredi 10 août, le maçon travaillait seul sur un chantier à Rognac. Il raconte avoir jeté "sans intention malveillante" un mégot de cigarette sur un tas de bois.

Le problème, c'est que le mistral soufflait violemment et que la sécheresse était extrême. Les flammes se sont propagées à la vitesse de l'éclair jusqu'à Vitrolles et aux Pennes-Mirabeau, au nord de Marseille. Le bilan est catastrophique : plus de 2.600 hectares de végétation brûlés et neuf maisons détruites.

Au total, 37 millions d'euros de préjudice financier pour la population et les collectivités.

Circonstance aggravante : ce maçon travaillait malgré une interdiction de la préfecture. Et sur ce chantier non sécurisé contre le feu, il y avait des branchages et des planches de bois.

De la pure inconscience

Le suspect a certes prévenu lui-même les pompiers, mais au regard des circonstances et de sa folle imprudence, il est quand même mis en examen pour "destruction volontaire par incendie de bois ou de forêts dans des conditions exposant les personnes à un dommage corporel ou de nature à créer un dommage irréversible à l'environnement".

Interrogé et mis en examen mercredi, il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire. En août dernier, il avait déjà été placé en garde à vue, mais relâché faute de preuve.