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Faits divers – Justice

Un homme de 45 ans, accusé d'avoir tué sa femme, devant les assises de la Loire

dimanche 10 février 2019 à 19:12 Par Yves Renaud, France Bleu Saint-Étienne Loire

Apres deux jours de week-end, reprise de la session d'assises de la Loire ce lundi. C'est la suite du procès de cet homme de 45 ans, originaire de Sierra Leone, accusé d'avoir tué sa femme à La Ricamarie, en 2014.

Le palais de justice de Saint Etienne
Le palais de justice de Saint Etienne © Radio France - Yves Renaud

Saint-Étienne, France

Depuis le début de son procès, jeudi dernier, l'accusé nie les faits et la Cour d'assises, tente de rassembler les éléments d'un véritable puzzle criminel. 

Un véritable puzzle criminel

En effet, la date probable du décès de Rhoda la victime, femme de l'accusé, remonte en février 2014, le jour de la Saint-Valentin. Mais son corps, coupé en deux, ne sera retrouvé, flottant dans le lac de retenue du barrage de Soulages, au dessus de Saint-Chamond, qu'en septembre 2015... Soit vingt mois plus tard. 

Pour les experts, le cadavre de Rhoda a passé tout ce temps dans un congélateur, à l'abri de la décomposition et des insectes nécrophages. Ils sont formels. Le corps de la victime y serait d'ailleurs peut-être encore, sans une coupure de courant qui va obliger son meurtrier à s'en débarrasser dans le lac. 

À la barre, l'accusé nie toujours les faits

Côté défense Maître Buffard, l'avocat de l'accusé, estime qu'il n'y a que des présomptions et pas de preuve flagrante de la culpabilité de son client : "on ne nous apporte aucune preuve concrète des conditions dans lesquelles il aurait pu tuer son épouse, (...), cacher le cadavre pendant une aussi longue période, le ressortir dix-huit mois plus tard. On est dans le domaine des hypothèse depuis le début" affirme-t-il.

Des coïncidences troublantes

Pourtant, un certain nombre de mensonges, de contradictions et de coïncidences troublantes vont probablement mettre l'accusé en difficulté. 

Par exemple : les sacs poubelles où sont entreposés, depuis sa disparition, les vêtements de la victime dans l'appartement familial sont exactement les mêmes que ceux qui emballent le corps dans le lac. Autre indice troublant : les nœuds qui ferment les deux sacs sont noués exactement de la même façon.

Un procès surréaliste

De son côté, l'avocate de la partie civile, Maître Annick Sadurni, se bat pour que sa client ne soit pas oubliée. Car à la barre, deux témoins, le frère et la sœur de l'accusé vont même jusqu’a nier totalement, la mort de Rhoda. Pour eux, elle se cache quelque part en Afrique. Il faut que la présidente et l’avocat général se fâchent pour qu'ils admettent enfin la mort de leur belle-sœur. Maître Annick Sadurni n’en revient pas "ça veut dire que l'accusé n'a même pas dit à sa famille que son épouse était décédée or on le sait ! On a fait un test ADN avec son petit garçon et c'est le même ADN !! On ne dit rien à son petit garçon. Cette femme, même vis-à-vis de son fils, est un fantôme" s'insurge-t-elle.

Dans ce procès, un peu surréaliste, se mêlent les attentes de la justice hexagonale face à un crime et les traditions africaines dans un choc des cultures qui brouillent un peu les cartes. 

Un procès un peu surréaliste

Le procès reprend ce lundi matin et le verdict des jurés devrait tomber mardi en fin de journée.