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En Sarthe, un ex-beau père de 47 ans condamné pour voyeurisme

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Par , France Bleu Maine

Pendant presque un an, il a exhibé son sexe et s'est masturbé devant les trois filles de sa compagne, âgées de 17, 12 et 8 ans, dans leur maison de Souillé au nord du Mans. L'ex beau-père a aussi pris une vidéo de l'aînée, quand elle était sous sa douche.

Tribunal correctionnel du Mans
Tribunal correctionnel du Mans © Radio France - Clémentine Sabrié

Le tribunal correctionnel du Mans a condamné ce lundi après-midi un homme de 47 ans originaire du Mans à 18 mois de prison avec sursis pour voyeurisme et corruption de mineur. Il a reconnu les faits, il a maintenant obligation de se faire soigner et interdiction d'entrer en contact avec les jeunes filles et leur mère. Pendant presque un an, en 2019, cet ex-beau père a exhibé son sexe et s'est masturbé devant les trois filles de sa compagne, âgées de 17, 12 et 8 ans, dans leur maison de Souillé au nord du Mans. 

Une vidéo de sa belle-fille sous la douche 

Tout a commencé le soir de Noël, le 25 décembre dernier. En pleine nuit, l'une des filles de la famille âgée de 12 ans se met à crier et à appeler sa mère : son beau-père de 47 ans est découvert nu dans le couloir, peignoir à la main. Quelques secondes plus tôt, il était assis sur le lit de la jeune adolescente endormie, et il se masturbait. 

Après cette soirée, la jeune fille de 12 ans mais aussi sa sœur de 17 ans racontent tout. Très souvent, parfois plusieurs fois par semaine, leur beau-père leur montrait son sexe ou le laissait voir à travers son peignoir. Très souvent, il les observait nu dans l’entrebâillement d'une porte, très souvent il leur montrait des femmes nues sur son portable et une fois il a filmé l’aînée sous sa douche. Il reconnait avoir gardé la vidéo sur son téléphone pendant sept mois. Il y aussi eu cette fois où la jeune fille de 12 ans s'est retrouvée en pyjama à quatre patte sur son lit, son beau-père nu derrière elle, collé à son bassin.

"Des impulsions, rien de sexuel", se justifie le prévenu à la barre, mains croisées sur son jean, lunettes noires et tee-shirt foncé. "J'avais besoin d'adrénaline, de plaisir", répète-t-il souvent, "cet interdit, ça m'apportait un peu de bonheur". La présidente s'interroge : "il y avait quand même quelque chose qui clochait dans votre vie intime pour en arriver là ?", "oui, tout est lié à ma vie avec mon ex-femme, elle m'a remplacée par mon frère jumeau, ça m'a complètement détruit". Derrière lui le père des filles, qui s'est porté partie civile avec leur mère, a du mal à contenir sa colère, son avocat et la présidente lui demandent le silence. 

"Jusqu'où vous auriez pu aller ?"

Le prévenu a fait une tentative de suicide après les faits. Depuis, celui qui est aussi père de deux garçons qui ne veulent plus le voir depuis son divorce, est suivi psychologiquement. Il l'assure, ce travail psychologique lui a "permis de comprendre", "j'ai les clefs et les moyens nécessaires pour ne pas que ça se reproduise, je ne suis ni un danger pour moi-même ni pour autrui", répète-t-il comme une leçon. "Vous pensiez qu'elles ressentaient quoi les mineures en vous voyant" ? lui demande la juge "elles étaient mal", reconnait-il, "mais j'étais centré sur moi-même, je que j'ai fait, c'est déplorable".  

Interrogés à leur tour sur l'état psychologique de leurs filles, le père et la mère tous deux parties civile assurent que celle âgée de 12 ans s'enferme désormais systématiquement dans une pièce, qu'elle s'isole mais qu'elle va de mieux en mieux, suivie par un psychologue, "mais ça va rester toute sa vie", regrette sa maman, en larmes.

"Jusqu'où vous auriez pu aller ?" demande enfin la présidente au prévenu, "personne ne le sait, pas moi-même". L'homme est aujourd'hui inscrit aux fichiers des délinquants sexuels, il a interdiction d'entrer en contact avec les jeunes filles et leur mère et devra indemniser chacune des enfants à hauteur de 1.000 euros.

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