Faits divers – Justice

Un homme mis en examen pour terrorisme dans l'affaire des explosifs de Lanmeur

Par Annaïg Haute et Benjamin Bourgine, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu vendredi 27 janvier 2017 à 19:09

Dans cette affaire, les gardes à vue précédentes n'avaient rien donné. Cette fois un homme est poursuivi.
Dans cette affaire, les gardes à vue précédentes n'avaient rien donné. Cette fois un homme est poursuivi. © Maxppp - .

L'un des deux hommes placés en garde à vue ce mardi dans l'affaire des explosifs découverts en 2013 devant le Centre des finances publiques de Lanmeur est poursuivi pour association de malfaiteurs terroristes.

En 2013, des explosifs sont découverts devant le Centre des Finances publiques de Lanmeur, près de Morlaix (Finistère). Les démineurs ont trouvé plus de cinq kilos de poudre et un dispositif de mise à feu. Des inscriptions avaient également été peintes sur le bâtiment, et notamment le sigle "ARB", qui peut renvoyer à l'Argad Résistance Bretonne ("à l'attaque" en breton), un groupe qui avait revendiqué en novembre des attaques contre des radars routiers en Bretagne.

Deux interpellations dans le milieu indépendantiste

Deux hommes, âgés de 74 et de 22 ans, ont été arrêtés mardi en Bretagne dans le cadre de l'enquête sur cette affaire. Le plus âgé des deux a été interpellé à Penmarc'h (Finistère). Le plus jeune des deux hommes est ressorti mercredi soir de garde-à-vue. Dans une vidéo tournée par ses proches et diffusée sur les réseaux sociaux , ce militant indépendantiste orginaire de Dinan explique simplement qu'il va désormais se faire discret sur Facebook.

Un homme mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes

L'un des deux hommes interpellés en début de semaine est poursuivi pour son appartenance à ce mouvement. Le Parquet antiterroriste de Paris explique qu'il est mis en examen pour "association de malfaiteurs terroristes", et placé sous contrôle judiciaire.

Il est poursuivi en raison de son implication dans ce groupe Argad, qui avait revendiqué les faits.