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Faits divers – Justice

Un homme reconnu coupable d'agression sexuelle incestueuse par le tribunal de Tulle

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu

Âgé de 46 ans, un homme a été condamné à sept mois de prison ferme ce mardi par le tribunal de Tulle. Il a été reconnu coupable d'agression sexuelle incestueuse sur sa fille, et d'agression sexuelle sur la fillette d'un couple d'amis.

Le tribunal de Tulle
Le tribunal de Tulle © Radio France - Philippe Graziani

Tulle, France

Un homme de 46 ans vient d'être reconnu coupable, par le tribunal de Tulle, d’agression sexuelle incestueuse et d'agression sexuelle sur mineur de moins de quinze ans. L'affaire était jugée ce mardi. L'homme comparaissait pour des gestes déplacés commis en 2016 et 2017 dans la ville préfecture de Corrèze sur sa fille alors âgée de 13 ans, mais aussi sur la fillette d’un couple d’ami âgée, elle, de 5 ans à l’époque. Déjà condamné une fois pour une agression sexuelle commise sur la copine d’une de ses six filles, les faits semblent à charge contre l’homme qui lui les nie.

Déjà condamné pour agression sexuelle

Il a le profil du coupable avant même d’être jugé pour avoir touché la poitrine de sa fille d'une part, et d'autre part pour avoir caressé les fesses et mis la main dans le short et la culotte de la fillette d’un couple d’amis. Des faits contestés en bloc alors que les témoignages l’accablent. " Il m’a touchée où il ne faut pas " dit l’une d’elle dans la procédure. " Peut-être qu’en chahutant et en leur faisant des chatouilles je les ai effleurées " consent, au maximum, l’homme qui a des difficultés à intégrer les normes sociales, selon un psychiatre, avec risque de récidive si les faits sont avérés.

"Cela en fait-il un coupable systématique ?"

" Aucun doute sur sa culpabilité, il avait les mêmes arguments lors de sa première condamnation " selon une avocate des victimes. " Coupable une fois pour ça mais cela en fait-il un coupable systématique ? " demande le défenseur du prévenu qui déroule ses arguments. Les éléments ne sont pas réunis à ses yeux pour caractériser l’agression sexuelle : ni la contrainte, ni la menace, ni la violence, ni la surprise. Il enfonce le clou : la fille du mis en cause assure qu’une de ses sœurs a subi la même chose, ce que la seconde a démenti. " Pourquoi la croire dans ses accusations, alors que l'autre soeur dément ces propos d'un autre côté ? "poursuit l’avocat. Il évoque, par ailleurs, des questions orientées dans la procédure pour obtenir des aveux. Il souligne qu’aucune des familles d’accueil, à qui sont confiés les filles du prévenu, n’ont eu ce genre de confidences.

Le doute en sa faveur, une peine moindre prononcée

L'avocat réclame la relaxe quand le procureur requiert trois ans ferme. "Il n'y a pas de trace mais ses explications de chatouilles sous l'emprise de l'alcool sonnent comme des aveux ". Le tribunal décide sept mois ferme sans mandat de dépôt. L’homme sera aussi inscrit sur le fichier des auteurs d’infractions sexuelles et l’étau reste serré autour de lui. Il est actuellement détenu. et une information judiciaire est en cours à son encontre, car le fils et la fille d’un autre couple d’amis l’accusent encore d’agressions sexuelles.