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"Un homme va tuer sa femme" : une banderole choc contre les féminicides à Châteaulin

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu
Chateaulin

"Un homme va tuer 'sa' femme dans moins de 48 heures" : c'est le message choc de la banderole qui surplombe la maison de la presse à Châteaulin (Finistère) depuis dimanche. Une initiative de Leïla Perez, une collégienne, qui a voulu s'impliquer à son niveau.

La banderole dénonçant les féminicides surplombe la maison de la presse de Châteaulin depuis dimanche
La banderole dénonçant les féminicides surplombe la maison de la presse de Châteaulin depuis dimanche © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Les passants qui longent le quai Jean Moulin à Châteaulin (Finistère) n'y prêtent pas attention, mais ceux qui arrivent par le pont en face peuvent difficilement la manquer : une grande banderole surplombe désormais la maison de la presse pour dénoncer les féminicides. "Un homme va tuer 'sa' femme dans moins de 48 heures", c'est le message percutant que le patron Fred Vasseur et Leïla Perez, l'adolescente à l'initiative du projet, ont fini par adopter.

Provoquer une prise de conscience

Pour la collégienne de 14 ans, il s'agissait d'agir à son niveau : "je ne pouvais pas aller faire les manifestations à Paris ou participer aux collages d'affiches de certains collectifs car c'est illégal, explique Leïla. _Accrocher une banderole, c'est accessible à tous_". C'est sa mère qui lui a conseillé d'aller voir le gérant de la maison de la presse à Châteaulin. Fred Vasseur avait déjà installé trois banderoles auparavant avec des messages politiques : "ça m'a donné envie tout de suite car c'est une cause qui parle, et je n'ai pas le sentiment que les pouvoirs publics fassent grand chose".

On relayait chaque décès, et ça ne s'arrêtait pratiquement jamais 

Pendant plusieurs semaines, ils se creusent la tête pour trouver la meilleure formulation, "avec la contrainte de devoir faire une phrase courte". Le but est d'interpeller les passants, pas nécessairement sensibilisés à la question. "Il y a peut-être des gens qui vont passer tous les jours, ne plus voir la banderole ou au contraire ne la remarquer que dans dix jours, reconnait Fred Vasseur. Mais _la banderole permet de rendre cette cause visible au milieu de toutes les informations_".

"C'est bien que ce soit dans la rue, _tous les cars scolaires passent par là donc peut-être que ça va en faire parler au collège_", espère Leïla. Dans la rue, plusieurs passants qui n'avaient pas remarqué la banderole au premier coup d’œil soutiennent l'initiative. "J'aime bien le 'sa' entre guillemets et en rouge, lance Dany. Sa femme... Elle n'appartient à personne".

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