Faits divers – Justice

Un jeune de 18 ans tué par balle dans les quartiers nord de Marseille

Par Thibault Maisonneuve, France Bleu Provence et France Bleu lundi 12 octobre 2015 à 18:37 Mis à jour le mardi 13 octobre 2015 à 10:50

La cité du Plan d'Aou
La cité du Plan d'Aou © Maxppp

Un jeune homme de 18 ans est mort ce lundi après avoir été touché par une ou plusieurs balles dans la cité du Plan d'Aou à Marseille.

Ce lundi, un jeune homme de 18 ans est* mort avant son arrivée à l'hôpital*.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le jeune homme a été pris pour cible en fin de matinée au Plan d'Aou à Marseille (15e arrondissement). Des traces de sang ont été retrouvées. Touché par "une ou plusieurs balles" selon la police, il présentait des blessures au cou et dans le dos.

Après avoir été victime de ces tirs, le jeune homme est parvenu à gagner l'un des immeubles de la cité, où il a frappé aux portes. L'un des habitants lui a ouvert et a appelé les secours. Les marins-pompiers ont tenté en vain de le réanimer.

Connu pour vols et infractions à la législation sur les stupéfiants

Le jeune adulte était connu de la police pour divers délits : vols avec effraction, violences volontaires ou encore infractions à la législation sur les stupéfiants.

Le parquet a confié l'enquête à la police judiciaire de Marseille.

Samia Ghali, sénatrice socialiste des quartiers nord de Marseille - Maxppp
Samia Ghali, sénatrice socialiste des quartiers nord de Marseille © Maxppp

Samia Ghali effarée par l'indifférence des jeunes de la cité 

Ce drame a bouleversé la maire socialiste du secteur, Samia Ghali. La sénatrice marseillaise a confié son désarroi et son incompréhension ce mardi sur France Bleu Provence : "Je me suis rendu sur place, au Plan d'Aou. Je vais vous dire ce qui m'a le plus surpris : le corps de la victime n'a pas eu le temps de refroidir et les jeunes étaient déjà revenus sur place pour continuer leur trafic. C'est comme si cette tragédie ne les atteignait pas."

Samia Ghali se dit particulièrement inquiète par cette indifférence : "C'est quand même la mort violente d'un enfant de 18 ans, mais aucun sentiment ne transparaît. Ces jeunes ne sont même pas rentrés chez eux pour se faire oublier.  Normalement, il y a de l'émotion ! Mais là, rien."