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Un jeune de 18 ans victime de plusieurs coups de couteau à Montpellier, un adolescent interpellé

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Hérault, France Bleu

Un jeune de 18 ans a été poignardé à plusieurs reprises jeudi soir dans le quartier de la Pompignane à Montpellier par un individu qui a pris la fuite. un adolescent de 15 ans a été interpellé.

rue André Malraux à Montpellier avec l'arrêt de bus
rue André Malraux à Montpellier avec l'arrêt de bus © Radio France - Claire Moutarde

L'agression a eu lieu jeudi soir vers 20 heures rue André Malraux, dans le quartier de la Pompignane à Montpellier. Un jeune de 18 ans a reçu six coups de couteau à l'abdomen et dans le dos. Il a été transporté dans un état grave aux urgences de Montpellier, mais son pronostic vital n'est plus engagé ce vendredi matin. 

Son agresseur a pris la fuite,  il a été rapidement identifié et interpellé.  Il serait âgé de 15 ans. Lui et la victime se connaissaient.

Selon les premiers éléments de l'enquête, c'est le vol du scooter de la victime qui serait à l'origine de l'agression. Ce sont les policiers de la sûreté départementale qui sont chargés de l'enquête.

Dans le quartier, les quelques habitants qui veulent bien témoigner ne se sentent pas en insécurité mais déplorent la montée de la violence chez les jeunes, "il y a un mot plus haut que l'autre et plus rien ne passe. Tout est bon pour régler ses comptes immédiatement" constate Nathalie, assistante maternelle. 

Nous, on se battait avec les poings et c'était fini - un habitant du quartier

Un autre habitant, la soixantaine, s'inquiète de la banalisation de l'utilisation des couteaux, "nous, quand on était jeune, on se battait et puis on se serrait la main, c'était rare qu'un gars sorte un couteau, maintenant dès que vous parlez à quelqu'un, il vous sort la lame". Il déplore le manque d'éducation de ces jeunes délaissés et raconte, "on a tout essayé pour les aider, on a monté un club dans la Maison Pour Tous, il y avait un rappeur, un billard, des cours de soutien scolaire, mais ils ont tout cassé, ils ont volé la télévision alors qu'on avait ça pour eux. Du coup, on nous a enlevé la Maison Pour Tous, maintenant c'est une crèche."

Le couteau est l'arme du pauvre, tout le monde en a un - Bruno Mengibar d'Unité SGP Police

On ne peut pas parler de recrudescence de ces couteaux devenus armes mais d'une banalisation selon Bruno Mengibar, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police mais "c'est rentré dans les mœurs, c'est dramatique. Le couteau est l'arme du pauvre, tout le monde en a un. Et pourtant, je pense que certains n'ont même pas réalisé qu'on peut tuer quelqu'un avec un couteau". 

Le phénomène a commencé avec les mineurs non accompagnés, une population bien ciblée donc, mais au fil du temps, des jeunes "plus ordinaires" se sont mis à utiliser cette arme.

Le policier ajoute que les propriétaires de couteaux se justifient toujours avec de bonnes raisons, "c'est celui de mon grand-père ou c'est pour me défendre parce que je me suis fait attaqué et piqué mon portable la semaine dernière. Il n'empêche que c'est un port d'arme, c'est prohibé." Dépité, Bruno Mengibar "ne voit pas de solution. Que faire pour des gens aussi jeunes qui règlent déjà leurs comptes à coups de couteau ?" Pour lui, c'est une dérive sociétale inquiétante qui nécessite que les parents prennent à bras le corps le problème, car "un jeune qui a un couteau pour se défendre peut aussi devenir l'agresseur si ça tourne mal".

Un habitant de la rue André Malraux

Bruno Mengibar, secrétaire départementale du syndicat de policier Unité SGP Police FO

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