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Un jeune homme jugé par la Cour d'Assises de Bordeaux pour assassinat à Izon en 2016

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Le procès d'un jeune homme, accusé de l'assassinat d'une jeune femme de 18 ans à Izon, s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises de Bordeaux. L'accusé avait renversé la victime en voiture, en décembre 2016.

L'entrée de la cour d'assises de la Gironde, à Bordeaux.
L'entrée de la cour d'assises de la Gironde, à Bordeaux. © Radio France

Les faits remontent au 7 décembre 2016. Ce jour-là, en milieu d'après-midi, une jeune femme de 18 ans prénommée Eva est renversée par une voiture, dans un quartier résidentiel d'Izon. Elle est tuée sur le coup. Le procès pour assassinat du conducteur du véhicule, lui aussi âgé de 18 ans au moment des faits, s'ouvre ce 22 février devant la cour d'assises de Bordeaux. 

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L'enjeu des cinq jours d'audience va être de déterminer si l'accusé, Jérémy, a percuté intentionnellement ou non la jeune femme. Pour répondre à cette question, la cour va se pencher sur l'histoire d'un triangle entre l'accusé, sa victime et un autre jeune homme prénommé Vincent. Ils se sont tous les trois rencontrés sur internet, via les réseaux sociaux et les jeux vidéos en ligne. Selon son avocat, Jérémy se serait au fil du temps confié à Vincent sur la mort de son père, dont il se sent responsable, et sur ses tentatives de suicide.

Deux expertises contradictoires 

Quant à Eva, jeune Niçoise au départ montée sur Bordeaux rejoindre son petit ami, elle emménage chez la mère de Jérémy à Izon un mois avant le drame. C'est là que le jeune homme n'aurait pas supporté le rapprochement entre Eva et Vincent. 

Deux expertises ont été menées avant le procès sur les lieux de l'accident, pour tenter de déterminer si la mort d'Eva était ou non accidentelle. La première expertise a conclu que Jérémy avait effectivement pu perdre le contrôle du véhicule, comme il l'affirme. La seconde expertise, demandée par les avocats de la partie civile, a au contraire estimé que la route n'avait rien d'accidentogène. Ces deux versions seront passées au crible mercredi. Ce lundi, le procès va d'abord se concentrer sur la personnalité de l'accusé.

Détenu à Gradignan depuis décembre 2016, Jérémy encourt la réclusion criminelle à perpétuité dans ce procès. 

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