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Faits divers – Justice

Un jeune imam obtient la suspension de l'arrêté préfectoral l'interdisant de mosquée à Cannes et Grasse

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Par , France Bleu Azur

Le tribunal administratif de Nice suspend un arrêté préfectoral pris dans le cadre de l'état d'urgence, qui interdisait à un imam de fréquenter les salles de prières à Cannes et à Grasse.

L'imam était privé de lieu de culte à Grasse et à Cannes. - photo d'illustration
L'imam était privé de lieu de culte à Grasse et à Cannes. - photo d'illustration © Maxppp

L'imam qui contestait un arrêté préfectoral à son encontre a obtenu gain de cause ce jeudi devant le tribunal administratif de Nice. Il pourra retourner dans les lieux de culte à Grasse -où il vit- et à Cannes -où il travaille.

Ce franco-algérien de 32 ans travaille depuis un an à la Mosquée de Cannes. Mais le 24 novembre dernier, la préfecture des Alpes-Maritimes a pris un arrêté lui interdisant de fréquenter ce lieu de culte et ceux de sa ville, le temps de l'état d'urgence. Elle le soupçonne de relations avec la mouvance salafiste radicale.

Des faits qui "ne sont pas suffisamment établis au vu du dossier", pour le juge des référés. Il rappelle que le Grassois est un membre actif de l'association multiconfessionnelle "Vivre Ensemble". "L'arrêté du 24 novembre 2015 est dès lors entaché d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation", précise la décision rendue ce jeudi. L'Etat est aussi condamné à verser 1.000 euros à l'imam.

"Les faits reprochés à M. Lattar soit ne sont pas suffisamment établis au vu du dossier, soit ne peuvent, sans erreur manifeste d'appréciation, constituer l'indice d'une radicalisation de l'intéressé pouvant laisser craindre une menace pour l'ordre public (...)." - Extrait de la décision du tribunal administratif de Nice rendue le 25 novembre 2015 

Jointe par France Bleu Azur, la préfecture prend acte de cette décision et étudie la possibilité de faire appel.  

A lire aussi : Un jeune imam interdit de mosquée à Cannes et Grasse conteste l'arrêté préfectoral.

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