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Faits divers – Justice

Un jihadiste héraultais condamné à mort en Irak

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Yassine Sakkam, un jeune homme de 29 ans originaire de Saint-Just, près de Lunel, avait quitté la France pour la Syrie en 2014. Arrêté par les forces kurdes, il a été transféré à Bagdad où il était jugé ce mercredi. En quatre jours, sept jihadistes français ont été condamnés à mort en Irak.

Yassine Sakkam a été condamné à mort pour appartenance au groupe Etat islamique
Yassine Sakkam a été condamné à mort pour appartenance au groupe Etat islamique © Maxppp - ILLUSTRATION

Lunel, France

Ce mercredi, un tribunal de Bagdad, en Irak, a condamné à mort Yassine Sakkam, pour appartenance au groupe terroriste État islamique (EI). Le jeune homme de 29 ans est originaire de Saint-Just, près de Lunel, il est soupçonné d'appartenir à la filière jihadiste lunelloise. Il est l'un des Français de l'EI les plus médiatisés.

Yassine Sakkam a quitté la France fin 2014 pour rejoindre  son frère Karim. Ce dernier serait mort dans un attentat-suicide à la frontière entre l'Irak et la Jordanie, en 2015.

"Je demande pardon aux victimes".

Lors de son procès, le jihadiste a reconnu "avoir fait allégeance (à l'EI)". "Je touchais un salaire de 70 dollars", a-t-il déclaré pendant l'audience, "en France, je ne m'intéressais à rien, ni à la Palestine, ni à l'Irak, ni à la guerre. Je pensais seulement à gagner de l'argent. Entre deux verres (d'alcool) et de la cocaïne, j'ai appelé mon frère (en Syrie) _et je lui ai dit : 'je viens te voir'."_

À la question du juge qui lui demandait où se trouvait actuellement son frère, Yassine Sakkam a répondu : "Il s'est fait exploser à la frontière irakienne", avant d'ajouter : "Je regrette, je demande pardon à l'État irakien et aux victimes".

Sept jihadistes français condamnés à mort en quatre jours

Plus tôt dans la journée, le même tribunal irakien a également condamné à mort un autre jihadiste français : Mohamed Berriri. Le jeune homme de 24 ans était employé comme garde dans différentes brigades de l'EI. Il avait notamment été vu sur une photo diffusée sur Internet, en train de poser devant un drapeau de l'organisation terroriste, arme à la main.

Depuis le dimanche 26 mai, sept jihadistes français ont écopé de la peine capitale en Irak. Les quatre derniers seront jugés les 2 et 3 juin prochains.

La France multiplie les démarches

Selon la loi irakienne, quiconque ayant rejoint une organisation terroriste, qu'il ait ou non combattu, est passible de la peine de mort. Les défenseurs des droits humains dénoncent par ailleurs "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables". Selon l'ONG Transparency International, l'Irak est le douzième pays le plus corrompu du monde.

De son côté, la France affirme qu'elle "multiplie les démarches pour éviter la peine de mort" à ses ressortissants. Les condamnés ont 30 jours pour faire appel.