Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Un Landais condamné à un an de détention à domicile pour avoir agressé deux gendarmes à Morcenx

-
Par , France Bleu Gascogne
Morcenx, France

Le Tribunal de Mont-de-Marsan a condamné ce mardi 7 juillet un jeune Landais de 27 ans à un an de détention à domicile avec bracelet électronique. Il était jugé pour avoir agressé deux gendarmes le 29 juin dernier à la gare de Morcenx-la-Nouvelle.

Salle d'audience du tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan
Salle d'audience du tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan © Radio France - Frédéric Denis

Un jeune Landais de 27 ans a été condamné ce mardi 6 juillet par le Tribunal de Mont-de-Marsan à un an de détention à domicile pour coups, menaces et insultes sur deux gendarmes de la compagnie de Morcenx. Une détention contrôlée par bracelet électronique : l'homme ne pourra quitter son domicile que ponctuellement pour faire des courses ou travailler par exemple.

Il était jugé en comparution immédiate après une violente agression à la gare de Morcenx-la-Nouvelle : lundi 29 juin au soir, l'homme, ivre, s'en prend au contrôleur d'un TER. Deux gendarmes interviennent et s'interposent, mais l'individu est très agité : il insulte, menace, et violente les deux femmes. Elles se retrouvent avec plusieurs ecchymoses, une entorse au poignet, et des doigts blessés. Au total, deux jours d'ITT pour l'une et cinq pour l'autre.

"Si je te croise sur la route, je te tue"

L'agresseur était déjà bien connu de la justice pour des faits similaires. Mais lors de l'audience, c'est un prévenu discret et penaud qui se présente à la bar, menotté et accompagné de trois CRS. Il courbe le dos et baisse la tête, ses yeux clairs balaient le sol dès que la Présidente ou la Procureure hausse la voix. Malgré ses 27 ans et sa fine barbe, l'homme a des airs d'enfants timide et confus. Rien à voir avec l'individu alcoolisé et violent de la gare de Morcenx.

Les insultes et menaces citées par la Présidente contrastent avec l'allure générale du prévenu : "Je vais te casser les jambes" ou encore "Si je te croise sur la route, je te tue". Des propos violents qui rappellent un drame encore récent : la mort d'une gendarme, percutée par un chauffard dans le Lot-et-Garonne le samedi 4 juillet dernier.

Sur les bancs de l'audience, une seule militaire est venue assister à la comparution immédiate du prévenu. Elle est encore affectée par les menaces du prévenu. Sa voix se brise lorsqu'elle explique qu'il s'en est pris à sa fille. Des propos à nouveau par la Présidente : "Je connais ta fille, je sais à quelle école elle va, je vais m'occuper d'elle". Des mots qui résonnent encore dans la tête de la gendarme : "Qu'on s'en prenne à moi, j'ai l'habitude. Mais ma famille, c'est trop".

"Il faut que je me soigne"

De son côté, le jeune homme reconnaît les faits, même s'il explique qu'il ne se souvient de rien. Avec l'alcool, c'est le trou noir. Il s'excuse pourtant et reconnaît qu'il a "déconné". "Il faut que je me soigne" explique-t-il. Il veut apprendre à contrôler son comportement et sa consommation d'alcool. Car ce n'est pas la première fois qu'il fait face à la justice. Le Landais a déjà été condamné six fois pour des faits similaires, dont trois fois alors qu'il était encore mineur.

"Ici, on n'est pas dans un hôpital, on est dans un tribunal : on ne donne pas d'ordonnances, on sanctionne" - la Procureure lors de l'audience

Mais à chaque condamnation, il n'a eu aucune obligation de soins. "Ici on n'est pas dans un hôpital, on est dans un tribunal : on ne donne pas d'ordonnances, on sanctionne" martèle la Procureure, qui requiert 18 mois de prison ferme pour le prévenu au casier déjà lourd.

Le tribunal prononce finalement une peine d'un an de détention à domicile avec bracelet électronique : une peine aménagée pour permettre au prévenu de se soigner et de continuer à travailler pour éviter de sombrer à nouveau dans l'alcool et la violence. Sa peine est ainsi assortie d'une obligation de soins, de travail, et d'une interdiction de se rendre dans un débit de boisson. Il doit de plus indemniser les deux gendarmes à hauteur de 800 euros pour l'une et 1 200 euros pour l'autre.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess