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Faits divers – Justice
Dossier : Attentat de Nice

Un Lorrain a vécu de près les attentats de Nice et de Paris

Un jeune Nancéien a échappé au pire lors de deux attentats. Téo Barbey-Duquil se trouvait au stade de France le 13 novembre 2015, et neuf mois plus tard il était sur la promenade des Anglais de Nice. Loin d’être superstitieux, il s’estime tout simplement chanceux.

La promenade des Anglais à Nice.
La promenade des Anglais à Nice. © Maxppp -

Nancy, France

A 23 ans, Téo Barbey-Duquil a vécu de près deux attentats, ceux du 13 novembre 2015 à Paris et du 14 juillet 2016 à Nice. Téo est un jeune journaliste qui aime le sport. Il assistait au match de football au stade de France le 13 novembre 2015. En entendant les explosions qui venaient de l’extérieur, il n’a pas mis longtemps à comprendre qu’il s’agissait de terrorisme, "j’ai dû faire la même tête que Patrice Evra sur le terrain, quelque chose n’allait pas. Et quand j’ai vu à la mi-temps les dix appels en absence sur mon téléphone, il n’y avait plus de doute".

La décision la plus importante de ma vie

Neuf mois plus tard, Téo travaille en stage à Nice-Matin. Il est chargé d’écrire un article sur le feu d’artifice de la promenade des Anglais. Il n'oubliera jamais ce moment juste avant la tuerie où il veut rentrer au bureau alors que son collègue photographe veut rester. Mais Téo se montre le plus convaincant et ils prennent le chemin du retour. S'ils étaient retournés dans la foule, leur vie aurait pu basculer, le camion du terroriste s’est arrêté à environ 200 mètres d’eux. "Le lendemain, mon collègue m’a serré dans ses bras et il m’a dit merci. Cela a été la décision la plus importante de ma vie".

Je ne suis pas superstitieux, je reste quelqu’un de rationnel

Depuis, Téo est retourné au stade de France, avec un peu d'appréhension : "lorsqu’on a fait la queue pour les fouilles, j’avoue que j’y ai un peu pensé, même beaucoup. Et puis je me suis dit que j’avais déjà échappé à un attentat (à Nice) à cinq minutes près et que si cela devait arriver, ça arrivera. Il n’est pas question que je m’interdise d’exercer mon métier ou de sortir là où il y a du monde. J’ai eu de la chance, mais je ne suis pas superstitieux, je reste quelqu’un de rationnel".

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