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Faits divers – Justice

Un maître-nageur devant les assises de l'Eure pour viols et agressions sexuelles sur au moins 20 mineurs

Un homme est jugé devant les assises de l'Eure à partir de ce vendredi 9 novembre pour agressions sexuelles et viols sur mineurs. Des faits qui se seraient produits entre 1994 et 2011, lorsqu'il était maître-nageur au club de Pont-Saint-Pierre. Une vingtaine de personnes sont parties civiles.

Le suspect sera jugé du vendredi 9 au vendredi 15 novembre 2019 devant les Assises de l'Eure à Evreux.
Le suspect sera jugé du vendredi 9 au vendredi 15 novembre 2019 devant les Assises de l'Eure à Evreux. - Capture d'écran Google Maps.

Évreux, France

L'affaire a particulièrement choqué et étonné dans la petite commune de Pont-Saint-Pierre au nord du département de l'Eure. En décembre 2015, le maître-nageur du village est interpellé, soupçonné de viols et d'agressions sexuelles sur mineurs. Le procès de cet homme, Dominique Hébert, âgé aujourd'hui de 52 ans, débute ce vendredi 9 novembre 2019 devant les assises de l'Eure. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

Suspecté d'avoir agi pendant 17 années

Les faits se seraient déroulés entre 1994 et 2011. Dix-sept années durant lesquelles il entraîne des garçons et des filles. Ses collègues le décrivent comme un homme gentil et professionnel mais durant l'enquête, des témoins rapportent qu'il délaisse les nageuses au profit des nageurs. Après l'entraînement, celui qui est aussi conseiller municipal entre 2008 et 2011 les invite chez lui. C'est là, dans des chambres d'hôtel et sous tente, lors de stages, que se seraient passés les faits qui lui sont reprochés.

Les nageurs ont alors entre 9 et 18 ans, des adolescents qui ne se rendent pas compte de la gravité des actes et ne parviennent pas à en parler.

Des révélations des années plus tard

Mais en septembre 2014, l'un des jeunes se présente au commissariat et raconte ce qu'il aurait subi 13 ans auparavant. S'en suit une longue enquête qui mène à la découverte d'une dizaine d'autres victimes. Dominique Hébert est interpellé en décembre 2015.

Interrogé, le suspect reconnaît la majorité des faits et participe à l'enquête en donnant le nom d'autres victimes. Il est alors mis en examen et placé en détention provisoire.

Être "reconnu en tant que victime"

Une vingtaine de personnes se sont constituées partie civile et de nouvelles victimes pourraient s'ajouter à cette longue liste en ce premier jour de procès. Une audience pour laquelle maître Emmanuelle Bourdon, avocate d'un des jeunes, ne demandera pas de huis clos pour que "ce ne soit pas perçu comme quelque chose de honteux".

Ce procès sera déjà une immense épreuve pour son client et pour les autres parties civiles. A la veille de l'audience, il était évidemment anxieux. Il en attend beaucoup et espère comprendre comment le petit garçon qu'il était à 10 ou 12 ans a pu subir de telles actes. L'enjeu est d'être "reconnu par la société, par ses proches et par lui-même en tant que victime", explique son avocate.

De son côté, Dominique Hébert « envisage ce procès avec un peu d’appréhension mais en même temps, cela va lui permettre de poser des mots sur ce qu’il s’est passé et de pouvoir répondre aux demandes des parties civiles, explique son avocate, maître Arielle Le Guedes. Et puis c’est un enjeu en terme de reconstruction pour lui et pour les parties civiles. Il est dans un état d’esprit de reconnaissance et de repentance. »

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