Faits divers – Justice

Lagarde : un Manceau lance une pétition pour un nouveau procès et récolte 200 000 signatures

Par Maïwenn Lamy, France Bleu Maine et France Bleu mardi 27 décembre 2016 à 15:45

Christine Lagarde, actuelle directrice du FMI, a été reconnue coupable de négligence par la Cour de Justice de la République le 19 décembre.
Christine Lagarde, actuelle directrice du FMI, a été reconnue coupable de négligence par la Cour de Justice de la République le 19 décembre. © Maxppp - Christophe Petit Tesson

L'ancienne ministre de l'Economie, reconnue coupable de négligence pour ne pas avoir intenté de recours après l'arbitrage favorable à Bernard Tapie en 2008, a été dispensée de peine par la Cour de Justice de la République. Une pétition lancée le jour même par un Manceau réclame un nouveau procès.

Julien Cristofoli est l'un des dirigeants du syndicat des instituteurs en Sarthe, mais c'est en tant que citoyen qu'il a lancé cette pétition sur la plateforme Change.org. Il ne s'attendait vraiment pas à ce succès : "Je l'ai écrit en une demi heure, vraiment sous le coup de la colère, mais ce qui me rassure, c'est que c'est une colère qui est partagée". La pétition, lancée le 19 décembre, avait déjà récolté plus de 200.000 signatures ce mardi.

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C'est une justice d'exception qui ne devrait pas exister" - Julien Cristofoli

Julien Cristofoli réclame un nouveau procès pour Christine Lagarde. Un objectif "peut-être inatteignable, reconnaît-il, mais ce n'est pas grave, il faut tenter les choses impossibles". Il demande aussi la suppression de la Cour de Justice de la République. Cette institution, créée pour juger les crimes et délits commis par les ministres dans l'exercice de leurs fonctions, est composée en majorité de personnalités politiques puisqu'elle compte 12 parlementaires pour 3 magistrats. "C'est une justice d'exception qui ne devrait pas exister, s'insurge-t-il. Nous sommes le seul pays au monde qui traite les anciens ou actuels ministres de façon différenciée par rapport au commun des mortels".

Depuis sa création en 1993, cinq procès seulement se sont tenus à la Cour de Justice de la République. La décision la plus sévère rendue par l'institution est une peine d'emprisonnement avec sursis.