Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Un Mayennais à l'amende pour un appel à guillotiner "Macron et les préfets"

mercredi 28 novembre 2018 à 18:18 Par Alexandre Chassignon, France Bleu Maine, France Bleu Mayenne et France Bleu

Un jeune homme de 22 ans a été condamné à 300 euros d'amende ce mercredi par le tribunal du Mans. Jeudi dernier, sur la page Facebook de la préfecture de la Sarthe, il avait appelé à la violence envers "Macron, les préfets et tous les assermentés de l'État", en parlant notamment de guillotine.

Le palais de justice du Mans
Le palais de justice du Mans © Radio France - Yann Lastennet

Le Mans, France

Quelques lignes écrites en commentaire sur la page Facebook de la préfecture de la Sarthe ont valu une amende de 300 euros à un Mayennais de 22 ans. Il était jugé en comparution immédiate, ce mercredi, pour menaces envers un dépositaire de l'autorité publique.

En quelques lignes et une bordée d'injures il appelle à guillotiner "Macron, les préfets et tous les assermentés de l'État qui ne sont pas avec nous". Son commentaire compare aussi "le peuple" à des "bourreaux".

De l'info-route aux menaces de mort

La publication initiale de la préfecture était un simple point sur les barrages en place ce jour-là mais le jeune homme explique l'avoir "ressentie comme une interdiction d'exprimer mon mécontentement". Il se dit "concerné par les taxes" et il a participé au moins au premier jour de la mobilisation des gilets jaunes, le 17 novembre.

Le jour des faits, ce chauffeur routier consultait Facebook pour préparer son itinéraire.

"Je m'excuse auprès des services publics, auprès de l'État, c'était vraiment très idiot"

Son avocat assure que "ses mots ont dépassé sa pensée, sous l'influence de "l'effervescence populaire"". Le jeune homme, tête baissée et l'air penaud, s'excuse platement : "J'ai été idiot d'avoir écrit tout ça, j'ai vraiment été bête."

Même derrière un ordinateur, s'inquiète le substitut du procureur, ce genre d'appel à la violence peut inciter à l'action concrète. Le tribunal a suivi sa demande d'une peine d'amende de 300 euros et d'un stage de citoyenneté.