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Faits divers – Justice

Un Mayennais condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir frappé son mari

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Par , France Bleu Mayenne

Le tribunal de Laval a jugé un jeune homme ce vendredi matin dans une affaire de violences conjugales. Cet habitant d'Ernée, au Nord-Ouest du département, a frappé et étranglé son mari en avril dernier.

Le mari violent a été condamné à trois mois de prison avec sursis.
Le mari violent a été condamné à trois mois de prison avec sursis. © Maxppp - Maurizio Gambarini

Laval, France

Les deux jeunes hommes portent encore l'alliance et vivent toujours ensemble. Ce vendredi matin, le premier s'avance à la barre du tribunal de Laval. Il doit répondre de coups portés à son mari, une nuit alcoolisée du mois d'avril

"Les victimes ont tendance à minimiser les faits"

Cet habitant d'Ernée, proche de l'Ille-et-Vilaine répond sereinement aux questions des juges. Il reconnait son addiction à l'alcool, "une bouteille de whisky qui pouvait être vidée en une soirée". Depuis cette nuit-là et son passage en garde-à-vue, il admet se soigner et ne boire qu'occasionnellement. 

Son époux confirme. La main enrubannée après "un accident de cuisine", il affirme être à l'origine de ces violences, d'avoir "provoqué son mari" et dit "ne plus ressentir aucune crainte au domicile". La nuit des violences, le couple originaire de Grenoble, avait encore beaucoup bu. Une dispute a éclaté sur fond de menaces de rupture. Les cris ont été perçus par la sœur au téléphone avec la victime à ce moment-là. C'est elle qui a prévenu les gendarmes. 

"Vous savez dans les histoires de violences conjugales, les victimes ont tendance à minimiser les faits", rappelle l'une des juges. En face, le mari reconnait avoir été en partie étranglé et reçu des coups de pieds. "Mais je sais me défendre", précise-t-il. 

"On ne touche pas le corps de l'autre normalement"

La juge reprend : "On se pose des questions à chaque fois que les victimes retournent avec leur compagnon violent. On ne touche pas le corps de l'autre normalement, c'est une limite à ne pas dépasser". Les deux tempèrent. "L'alcool m'a fait péter les plombs", admet l'agresseur. "Tout va bien aujourd'hui", avoue la victime.

Reste que cette nuit de violences n'est pas unique. Dix jours avant, le mari violent avait déjà fait l'objet d'une composition pénale pour violences conjugales. Cette réitération interroge la procureure. "Vous avez bien fait de déposer plainte monsieur, s'adresse-t-elle à l'homme au ruban. Même si vous avez retirer votre plainte, ça permet à votre mari de prendre conscience de ce qu'il a fait"

Elle requiert trois mois de prison avec sursis. Les juges confirment : trois mois avec sursis avec obligation de soigner son alcoolisme. Le couple repart ensemble du tribunal.