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Un médecin de Dijon accusé d'homophobie sur Facebook, le conseil de l'ordre saisi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu
Dijon, France

Le conseil de l'ordre des médecins de Bourgogne a auditionné, ce lundi 2 janvier à Dijon, un médecin accusé d'homophobie. Sur Facebook, le généraliste a décrit un patient comme un homosexuel discret, "pas de type "fofolle" avec des manières surjouées".

Le médecin généraliste dijonnais est remplaçant dans toute la Bourgogne.
Le médecin généraliste dijonnais est remplaçant dans toute la Bourgogne. © Maxppp -

L'année commence sur une affaire délicate pour le conseil de l'ordre des médecins en Bourgogne. Ce lundi 02 janvier, il a auditionné un médecin généraliste remplaçant de Dijon pour des propos homophobes tenus au lendemain de Noël sur une page Facebook d'entraide pour les médecins.

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Dans son post Facebook, le 26 décembre dernier, le médecin s'inquiète d'avoir frôler une erreur médicale et, c'est son axe de défense, "veut sensibiliser ses collègues médecins". Il expose le cas d'un patient homosexuel atteint d'une syphilis. Le généraliste explique alors que le patient n'est "pas un homo de type "fofolle" avec des manières surjouées, plutôt un monsieur tout le monde" et qu'il n'a pas pensé, en premier diagnostic, à une maladie sexuellement transmissible. Il adresse donc son patient à un spécialiste qui programme une opération lourde. C'est le bilan sanguin pré-opératoire qui révèle la syphilis, une maladie mortelle.

Une association LGBT saisit le conseil de l'ordre des médecins

S'ensuivent de très nombreux commentaires de médecins surpris du retour de ces maladies et reconnaissant d'avoir été alertés par leur jeune confrère. Il est donc, aujourd'hui, très surpris d'être convoqué par l'ordre des médecins, saisi le jeudi 26 décembre, par Medhi Aïfa, le président de l'amicale des jeunes du refuge, une association de défense des homosexuels, qui voit dans ces propos, de l'homophobie ordinaire.

Medhi Aïfa : "C'est inquiétant qu'un médecin est un regard aussi réducteur sur l'homosexualité."

"On a d'abord pensé que c'était de la maladresse, explique le président de l'association LGBT, mais dans les commentaires sous le post, ce médecin insiste en parlant "d’intonation de voix très aiguë, d'hommes qui marchent sur une ligne en se déhanchant, etc. et c'est ce qui contribue à l'homophobie ordinaire. C'est inquiétant qu'un médecin qui a fait des années d'études, puisse avoir un regard aussi réducteur de l'homosexualité et des homosexuels en général."

"J'ai utilisé un mot maladroit mais je ne suis pas homophobe"

"Le fait de ne pas avoir compris que le patient était homosexuel m'a poussé à ne pas demander certains examens, se défend le généraliste incriminé. Et donc à potentiellement faire une erreur de diagnostic. Si on n'avait pas dépisté la maladie avec des examens de routine, on aurait pu passer à côté pendant des années et cela aurait pu être préjudiciable pour le patient, c'est pour ça que j'ai pensé utile de poser la question de savoir s'il y avait d'autres cas."

Le médecin : "Ne pas avoir compris qui'il était homosexuel aurait pu me faire faire une erreur de diagnostic."

L'ordre des médecins décidera lundi prochain s'il donne des suites ou pas à cette affaire. S'il le fait, une plainte pourrait être déposée pour manque de déontologie à la chambre disciplinaire de première instance du conseil régional de l'ordre des médecins. Dans le cas inverse, l'association n'est pas sûre de vouloir poursuivre devant une instance civile, du moment que ce cas ne reste pas dans l'ombre.

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