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Faits divers – Justice

Un mégot de cigarette pourrait relancer l'enquête sur la grotte sanglante de Sète

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

L'affaire de la grotte sanglante de Sète pourrait être relancée. Et ceci après la découverte d'un simple mégot de cigarette, retrouvé sur la scène de crime il y a quatre ans, et qui vient enfin de parler. Un élément susceptible de relancer une enquête que la justice venait tout juste de boucler.

En juillet 2014, le corps d'un homme de 49 ans a été retrouvé dans cette grotte située sous le mont Saint Clair à Sète
En juillet 2014, le corps d'un homme de 49 ans a été retrouvé dans cette grotte située sous le mont Saint Clair à Sète - Maxppp

Sète, France

L'affaire de la grotte sanglante de Sète va-t-elle devoir prendre une nouvelle direction ? La question mérite d'être posée après la récente découverte d'un mégot de cigarette contenant une empreinte ADN à présent clairement identifiée. Le 17 juillet 2014, le corps calciné de Patrick Isoird, un Sétois de 49 ans, était retrouvé dans une grotte du mont Saint-Clair. Cet homme sans histoire avait été tué auparavant de deux coups de fusil

Un quatuor infernal ?

Depuis, deux personnes sont mises en examen et incarcérées : Remy Chesne, un autre Sétois de 53 ans, que la justice soupçonne d'être le meurtrier, et Audrey Louvet, qui a été la maîtresse des deux hommes, et qui est mise en examen, elle, pour complicité. Quatre ans après les faits, on se pose encore beaucoup de questions sur cette ténébreuse affaire. Et d'abord sur les mobiles précis du crime. 

Remy Chesne, un ancien coiffeur, est aujourd'hui poursuivi pour enlèvement, séquestration et assassinat. Il est soupçonné d'avoir entraîné dans la fameuse grotte de Sète en juin 2014 Patrick Isoird, pour le supprimer. Mais pourquoi ? 

Une affaire de cœur ? Cinq ans plus tôt, Remy Chesne apprend de la bouche même de son épouse qu'elle a eu une liaison avec Patrick Isoird. Et quelque temps après, celle-ci est retrouvée morte, pendue. L'enquête avait alors conclut à un suicide. 

Autre piste envisagée, un règlement de comptes sur fonds de litige financier. La victime, Isoird, avait apparemment de sérieux soucis dans ce domaine. Mais aujourd'hui, on ne sait toujours pas quel est réellement le mobile. 

Une quatrième personne semble avoir joué un rôle dans cette affaire. Audrey Louvet, qui a été la maîtresse des deux hommes. Elle aurait servit d'appât à Chesne pour attirer Isoird dans la grotte en juin 2014. Elle aussi est toujours en détention et a souvent varié dans ses déclarations depuis quatre ans.

Un mégot qui finit par parler

Le mégot de cigarette, retrouvé par les policiers en 2014 dans la grotte, a donc mis quatre ans à révéler ce qui pourrait constituer une partie de la vérité de cette affaire. A l'époque, une trace ADN se trouvait dessus. Mais l'empreinte génétique était restée inconnue jusqu'à ce jour.

En mai dernier, les ordinateurs du FNAEG, le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques "matchent". Il s'agit de l'ADN d'un homme, un Lyonnais, qui vient tout juste d'être interpellé pour des affaires de stupéfiants et de séquestration. 

Etait-il présent dans la fameuse grotte le 2 juin 2014 ? Si sa présence est confirmée ce jour là, a t'il participé à l'assassinat de Patrick Isoird et cela plaidera t'il en faveur de la piste d'un règlement de comptes ? 

C'est ce que veut croire Maître Luc Abratkiewicz, l'un des deux avocats de Remy Chesne. "C'est un indice important. Maintenant, il faut que cela parle un peu plus" considère ce dernier. "Chesne est un homme aujourd'hui désespéré. Il clame son innocence depuis quatre ans et personne ne l'écoute. Pour lui, ce mégot c'est un nouvel espoir. Peut-être la possibilité d'avancer dans ce dossier et de le mettre hors de cause" conclut Luc Abratkiewicz.

Le parquet général de Montpellier a donc demandé un supplément d'information pour lequel la cour d'appel va devoir statuer en septembre prochain.  La juge d'instruction venait quant à elle tout juste de boucler son enquête. 

Enquête sans doute relancée et procès reporté.