Faits divers – Justice

Un Messin jugé pour avoir diffusé des photos intimes de son ex-femme

Par Cédric Lang-Roth , France Bleu Lorraine Nord et France Bleu lundi 7 septembre 2015 à 18:51

Site pornographique (photo d'illustration).
Site pornographique (photo d'illustration). © Radio France - Cédric Lang-Roth

Le tribunal correctionnel de Metz rend mardi 8 septembre son jugement dans une affaire qui dure depuis 3 ans maintenant. Un Messin de 39 ans est accusé d'avoir publié sur internet des photos intimes de son ex-femme. Des faits pour lesquels il a déjà a été condamné l'an dernier.

Un Messin de 39 ans risque 18 mois de prison ferme pour avoir publié des photos intimes de son ex-femme sur internet et pour avoir menacé de mort et de viol ses enfants. Le couple est séparé depuis 2012, un divorce que le prévenu a semble-t-il eu beaucoup de mal à vivre.

6 mois de dépression

Depuis cette séparation, l'ex-compagne explique qu'elle subit un vrai calvaire. Un calvaire à base de réputation détruite et salie : outre les photos intimes publiées sur le net, l'homme a également inscrit son ex-femme sur des sites en la faisant passer notamment pour une adepte du libertinage. À tel point qu'elle a dû s'en expliquer auprès du proviseur du lycée dans lequel elle enseigne.

Maître Marine Klein-Desserre, l'avocate de la victime.

Je ne sais pas comment elle arrive à supporter ça. Elle est usée ; elle a tout perdu. Elle a perdu sa réputation personnelle, sa réputation professionnelle. Elle a vécu 6 mois de dépression, il est difficile d'imaginer qu'elle puisse ressortir d'une telle situation. — Maître Marine Klein-Desserre, l'avocate de la victime.

Déjà condamné l'an dernier pour ces faits à du sursis avec mise à l'épreuve, le prévenu n'a pas du tout arrêté ses agissements.

Une centaine de lettres en 2 ans

Au contraire, il aurait écrit une centaine de lettres et a menacé de violer ses deux filles et d'égorger son fils. Lui nie ces accusations de menaces de mort et explique qu'il voulait surtout interpeller son ex-compagne.

Maître Mehdi Adjemi, l'avocat du prévenu.

En fait, il ne voyait plus ses enfants. Son ex-épouse avait quitté du jour au lendemain le domicile conjugal. On n'est pas dans une idée vengeresse à l'égard d'un ex-concubin suite à une rupture amoureuse pour lui nuire et uniquement pour lui nuire. — Maître Mehdi Adjemi, l'avocat du prévenu.

Aujourd'hui, le prévenu est dans la nature. Le parquet a donc demandé que soit lancé un mandat d'arrêt pour le retrouver. Il a également requis 18 mois de prison ferme.