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Faits divers – Justice

Un meurtre maquillé en incendie à St Magne en 2014, devant les assises à Bordeaux

lundi 9 octobre 2017 à 4:10 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde

C'était en juillet 2014 à St Magne. Dans les décombres d'une maison incendiée, était retrouvé la dépouille d'une septuagénaire, des plombs de fusil de chasse dans le corps. Un homme déjà condamné pour le meurtre d'un copain de régiment en 1994, qui nie les faits, comparaît aux Assises de la Gironde.

Le procès va durer cinq jours devant les assises de la Gironde
Le procès va durer cinq jours devant les assises de la Gironde © Radio France - Stéphanie Brossard

Le procès s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises de la Gironde et va durer cinq jours. Dans le box, un Girondin de 45 ans, déjà condamné, il y a 23 ans, devant cette même cour d'assises pour le meurtre d'un copain de régiment à Martignas-sur-Jalles, en 1994. Il est aujourd'hui accusé d'avoir tué une septuagénaire à St Magne près d'Hostens au sud de Bordeaux, avec son fusil de chasse, puis d'avoir mis le feu à la maison. Il nie le crime, l'incendie ainsi que le vol de la voiture de la victime.

Témoignages accablants des voisins

Il y a trois ans, l'affaire avait provoqué un vif émoi à St Magne. Et les gendarmes, avaient du reconstituer minutieusement les pièces du puzzle : une maison incendiée appartenant au fils de la victime, la septuagénaire et sa 307 disparue, avant que le corps ne soit identifié dans les décombres, avec des plombs de fusil chasse dans le corps. A l'époque, les témoignages de voisins convergent tous vers ce vagabond, aperçu ou même croisé dans les parages. Il avait même sonné, à à 500 mètres des lieux du crime, quelques jours plus tôt, pour réclamer à boire. Une filature est montée. Ils l'interpellent quatre jours après les faits, au volant de la 307 de la victime, à Beautiran, au terme d'une course-poursuite folle. (stop grillé, sens interdits franchis pour semer les gendarmes avant de percuter leur voiture et de tenter de fuir encore à pied).

Il change de version mais répète qu'il n'a rien à voir avec cette affaire

Depuis le premier jour, ce Girondin de 45 ans nie tout en bloc. Et ses versions ont été multiples. Il a d'abord expliqué avoir fait des travaux d'entretien "chez la mamie" comme il le dit, et que c'est elle qui lui avait confié sa voiture. Il nie également possédé un fusil alors que tous ceux qui l'ont croisé depuis sa sortie de prison, affirme qu'il ne se sépare jamais de son couteau et de son arme.

"Un homme des bois"

Ce Girondin de 45 ans est présenté par les psychologues comme "frustre et solitaire". Lui même se définit comme "un homme des bois". Depuis sa sortie de prison, quatre mois avant les faits, il vivait comme un sdf, chez des connaissances, ou dans une caravane ou dans les bois. Il a été condamné par la justice à onze reprises, pour des faits d'agressions sexuelles notamment, et pour le meurtre en 1994, d'un copain de régiment à Martignas-sur Jalles.