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Faits divers – Justice

Il avait tué sa grand-mère dans l'Orne : le petit-fils ne sera pas jugé

mardi 28 novembre 2017 à 18:47 Par Didier Charpin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu

Un homme de 37 ans ne comparaîtra pas devant une cour d’assises malgré le crime sordide qui lui est attribué : le viol et le meurtre de sa propre grand-mère. La justice estime qu’il n’est pénalement pas responsable. Il sera interné en raison de ses troubles mentaux.

La cour d'appel de Caen
La cour d'appel de Caen © Radio France - - Francis Gaugain -

Caen, France

Julien L. ne retournera plus devant un tribunal. La chambre de l'instruction de la Cour d’Appel de Caen a refermé ce mardi l’action judiciaire contre cet homme de 37 ans. Elle a suivi l'avis des experts psychiatres, à savoir une pathologie mentale sous la forme d’une schizophrénie paranoïde qui emmène cet ancien SDF dans un monde imaginaire fait d'hallucinations. La justice estime donc que son discernement était aboli le jour du crime.

Le meurtrier a reconnu les faits. Il affirme que ses ancêtres lui « auraient demandé de supprimer sa grand-mère ». Ce qu'il a fait de façon particulièrement sordide en mai 2015. La vieille dame a été frappée et violé chez elle à Athis de l'Orne où elle vivait seule. Son corps avait été découvert le lendemain du crime. Des voisins avaient signalés la présence du petit fils peu avant l’agression. Ce qui avait permis l’interpellation du meurtrier à Dieppe, à 200 km du lieu du crime.

Protéger la société" - L'avocat des parties civiles

Les parties civiles, notamment les autres petits-enfants de la victime, voulaient que le meurtrier reste enfermé. Ce qui sera le cas avec un internement d’office. « La décision de ne pas le juger correspond aux avis unanimes des experts psychiatriques » souligne Claude Marand-Gonbar, l’avocat des parties civiles. « Certains membres de la famille vivaient avec une crainte pour leur sécurité comme pour la société après ce crime monstrueux. L’individu d’une extrême dangereusité sera hospitalisé dans un établissement spécialisé, il subira de lourds traitements. Il ne fallait pas qu’il retrouve la liberté dans quelques mois ou quelques années. Les mesures prises par la chambre d’instruction vont dans ce sens »

Pour Julien L. la décision ne change rien. Déjà interné à Sotteville les Rouen en UMD (Unité pour malade difficile) il restera dans cette structure. Il pourra toujours formuler des demandes de remise en liberté, mais elles seront soumises à un collège d’experts puis au Préfet. Et elles auront peu de chance d’aboutir tant que l’homme sera estimé potentiellement dangereux.