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Quatre mineurs mis en examen après l'agression d’une collégienne à Reims

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Après le lynchage d'une collégienne à Reims, l'agresseur a été mis en examen pour violences volontaires aggravées ce jeudi. L'auteur des coups, ainsi que les 3 autres personnes mineures qui ont enregistré et diffusé la vidéo risquent des peines de prison.

Le procureur de la République de Reims, Mahtieu Bourette, s'exprime après la violente agression d'une collégienne
Le procureur de la République de Reims, Mahtieu Bourette, s'exprime après la violente agression d'une collégienne © Radio France - Sylvie Bassal

Quatre adolescents de 13 et 14 ans ont été mis en examen ce jeudi 10 septembre après le lynchage d’une collégienne à Reims. L’agression de la jeune fille a eu lieu le lundi 7 septembre devant le collège Saint Rémi de Reims. La vidéo de l’adolescente rouée de coups a été diffusée le lendemain sur les réseaux sociaux. 

L'agresseur, un mineur de 13 ans est mis en examen pour violences volontaires aggravées,

Lestrois autres mineurs sont mis en examen pour "non assistance à personne en péril" et "diffusion de faits de violence aggravées", et pour l'un d'eux pour avoir enregistré les faits. Tous risquent des peines de prison, entre 2 ans et demi et 3 ans et demi selon les délits reprochés et en tenant compte de l'excuse de minorité..

Un déchaînement de violence

Matthieu Bourrette, le procureur de la République est revenu sur l'enchaînement des faits. C'est à la suite d'une banale dispute sur le réseau social Snapchat que le jeune garçon  s'en est pris à la victime. Il parle d'un déchaînement de violence que l'agresseur a reconnu, sans arriver à l'expliquer, et sans grande émotion selon les dires du procureur. L'auteur a été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de fixer sa résidence hors du département de la Marne, interdiction de fréquenter le collège, la victime, obligation de soin, de suivre une formation et d'être suivi par un éducateur. Il risque 3 ans et demi de prison.

Trois autres jeunes sont également poursuivis dans ce dossier. La jeune fille qui a filmé faisait partie de la même classe que la victime. Elle a reconnu les faits. Deux autres sont poursuivis pour ne pas avoir porté secours à la victime et pour avoir diffusé la vidéo. Les trois mineurs risquent de 2 ans et demi à 3 ans et demi de prison. Ils sont aussi placés sous contrôle judiciaire. 

Le certificat médical de la victime fait état de plusieurs ecchymoses au menton, au bras, elle souffre de contractures et de céphalées. Il précise aussi que le retentissement psychologique de l'agression devrait être réévalué ultérieurement.

Ne pas participer à la diffusion de ce type de vidéo

Le procureur de la République de Reims a aussi appelé à la responsabilité de tous :"Des noms, des adresses ont été données, et des menaces lancées. Il est impératif que cela cesse. La justice ne laissera pas passer une possible vendetta". Matthieu Bourrette rappelle que la diffusion de cette vidéo est un délit. Il Invite tout le monde à cesser les visionnages et diffusions d’une vidéo par respect pour la loi et pour les victimes.

Le fait de filmer et diffuser une scène de violence est aussi répréhensible que de commettre les violences elles-mêmes. La peine varie selon les dommages subis par la victime, la peine peut aller jusqu'à de la prison ferme.

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