Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Un mois après l'attaque terroriste, Nicole Belloubet revient à Condé-sur-Sarthe

Promesse tenue pour Nicole Belloubet. Un mois pile après l'attentat à Condé-sur-Sarthe, la ministre de la Justice est venue rencontrer les syndicats et les personnels ce vendredi. Elle a dévoilé les premières conclusions de l'Inspection générale commandée après l'attaque.

Nicole Belloubet est venue rencontrer les personnels et les syndicats, un mois après l'attaque terroriste, comme elle s'y était engagée.
Nicole Belloubet est venue rencontrer les personnels et les syndicats, un mois après l'attaque terroriste, comme elle s'y était engagée. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Condé-sur-Sarthe, France

Elle l'avait promis, elle l'a fait. Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, est revenue à Condé-sur-Sarthe vendredi. Un mois après l'attaque terroriste dans laquelle deux surveillants ont été grièvement blessés au couteau par un détenu radicalisé et sa compagne. À l'issue des 15 jours de blocage total de l'établissement qui ont suivi, et dont les stigmates sont encore visibles, les surveillants ont obtenu des mesures de sécurité renforcées comme la palpation des visiteurs. Mesure mise en place dès que les parloirs ont pu reprendre après le blocage. Pour l'instant, la palpation n'est autorisée qu'à Condé-sur-Sarthe, mais devrait l'être rapidement dans l'établissement similaire de Vendin-le-Vieil, dans le Nord.

Nicole Belloubet, ministre de la justice, est revenue à Condé-sur-Sarthe un mois après l'attaque terroriste.  - Radio France
Nicole Belloubet, ministre de la justice, est revenue à Condé-sur-Sarthe un mois après l'attaque terroriste. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

La responsabilité de la direction locale n'est pas mise en cause après l'attentat

Nicole Belloubet a également dévoilé les premières conclusions de l'Inspection générale de la Justice qu'elle avait commandée après l'attentat. "L'Inspection constate que cet établissement fonctionne de manière correcte, elle nous demande cependant d'accentuer le lien entre le service de renseignement et la détention, mais aussi d'adapter les établissements aux types de détenus que nous avons à prendre en charge".

Alassane Sall, délégué FO pénitentiaire à Condé-sur-Sarthe.  - Radio France
Alassane Sall, délégué FO pénitentiaire à Condé-sur-Sarthe. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Pour Alassane Sall, délégué Force Ouvrière, c'était important qu'on n'essaye pas de faire porter le chapeau à la direction locale. "Ce qui nous rassure, c'est que l'Inspection n'a pas cherché à trouver des coupables, ou incriminer qui que ce soit, il faut plutôt travailler sur certains points comme le renseignement, et il faut aussi adapter la loi aux racines du mal. On ne peut pas gérer des détenus de guerre avec des lois de la paix". 

Tous les surveillants de Condé équipés de gilets pare-lame d'ici fin mai

La ministre a également assuré que tous les surveillants de Condé-sur-Sarthe seront équipés de gilets pare-lame d'ici fin mai. Au total, 22.000 gilets ont été commandés pour toutes les prisons françaises. L'administration pénitentiaire réfléchit également à équiper les surveillants ornais de "protège cou". Les deux blessés, eux, vont mieux assure la direction, même s'ils n'ont toujours pas repris le travail. Ils ont été promus par l'administration, et ont reçu l'Ordre national du Mérite. Une vingtaine d'autres surveillants de Condé-sur-Sarthe sont toujours en arrêt.

Sur place, 15 jours après la fin du blocage, les stigmates encore visibles de feux de pneus.  - Radio France
Sur place, 15 jours après la fin du blocage, les stigmates encore visibles de feux de pneus. © Radio France - Nolwenn Le Jeune