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Faits divers – Justice DOSSIER : Attentat mortel à Strasbourg sur le marché de Noël

EN IMAGES - Un mois après l'attentat de Strasbourg, la ville travaille à "archiver la mémoire"

vendredi 11 janvier 2019 à 14:46 Par Céline Rousseau, Olivier Vogel et Blandine Costentin, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Que vont devenir les messages, les dessins, les poèmes pour rendre hommage aux victimes de l'attentat de Strasbourg du 11 décembre 2018 ? Les archives municipales en collectent une grande partie pour "archiver la mémoire" collective.

La rue des Orfèvres à Strasbourg, où sont tombées les premières victimes du 11 décembre 2018.
La rue des Orfèvres à Strasbourg, où sont tombées les premières victimes du 11 décembre 2018. © Radio France - Corinne Fugler

Strasbourg, France

Un mois après l'attentat au marché de Noël de Strasbourg, des mausolées subsistent un peu partout en ville. Des dessins, des mots, des poèmes, des bougies et des fleurs symbolisent les endroits où les victimes sont tombées : rue des Orfèvres, rue des Grandes arcades, rue du Saumon et rue Sainte-Hélène. Les archives municipales en récupèrent une grande partie avant qu'ils ne se détériorent. 

Des poèmes, des dessins, des slogans

Une centaine de documents sont déjà au sec, d'autres seront ramassés. "Des classes ont laissé un texte avec la signature des élèves, nous avons une famille qui a utilisé un menu de pizzeria pour laisser son témoignage" détaille Benoît Jordan, le conservateur des archives municipales de Strasbourg.

Les documents sont récupérés au compte-gouttes pour ne pas vider les mausolées. Ensuite, il faut les dépoussiérer et les sécher explique Bernard Santoni, restaurateur aux archives municipales. "Il a fallu très rapidement les mettre entre buvards absorbants et sous presse pendant 15 jours pour qu'ils sèchent. Ensuite, on les mets dans des pochettes transparentes en polyester puis numériser".

Un mois après l'attentat, plusieurs commerçants demandent le retrait de ces mausolées, leur regroupement en un seul lieu "pour aller de l'avant". La question est essentielle pour Dominique Mastelli, responsable de la cellule d'urgence médico-psychologique du Grand Est et du Bas-Rhin.

"Sur le moment il est important de symboliser les choses. La question est de savoir à partir de quels moments les choses sont regroupées en un endroit, en un lieu pour aider les Strasbourgeois à reprendre une vie ordinaire. On s'est rendu-compte par exemple à Paris que sacraliser certaines rues, certains carrefours avaient un impact négatif avaient un impact négatifs sur les habitants des quartiers". 

Vendredi matin, sur France Bleu Alsace, Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg, a annoncé que que dès la semaine prochaine, la ville va procéder au regroupement des mausolées sur la place Kléber