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Dossier : Série de meurtres en Drôme, en Ardèche et en Alsace

Un mois après le double meurtre dans la Drôme et en Ardèche : le traumatisme est difficile à surmonter

Le 28 janvier dernier, Gabriel Fortin tuait deux femmes sur leurs lieux de travail : Géraldine Caclin, DRH chez Faun à Guilherand-Granges et Patricia Pasquion, responsable d'équipe dans l'agence Pôle Emploi Victor Hugo à Valence. Un mois après, comment leurs collègues font-ils face ?

Agence Pôle Victor Hugo à Valence et entreprise Faun à Guilherand-Granges (photos prises le 29/01/2021)
Agence Pôle Victor Hugo à Valence et entreprise Faun à Guilherand-Granges (photos prises le 29/01/2021) © Radio France - Mélanie Tournadre

L'accueil de l'agence Pôle emploi Victor Hugo à Valence est fermé depuis le meurtre de Patricia Pasquion. Cette responsable d'équipe âgée de 53 ans, maman de deux filles était très appréciée par ses collègues extrêmement choqués par cet évènement tragique.

"Pour certains collègues de Pôle emploi, c'est trop anxiogène de faire de l'accueil en ce moment"

"Plusieurs de ses collègues se sont mis en arrêt maladie et ça doit être extrêmement compliqué de revenir travailler dans les locaux après cette horreur" explique une salariée de Pôle emploi. Dans d'autres agences Pôle Emploi , les salariés ont également été très touchés par le meurtre de Patricia Pasquin, comme à Crest où travaille Céline Di Placido, syndicaliste SUD Emploi.

"Pour certains collègues, c'est très compliqué, il y a évidemment de la peur qui s'est installée" - Céline Di Placido, SUD Emploi

Céline Di Placido, SUD Emploi.

"Pour certains agents, c'est trop anxiogène de faire de l'accueil en ce moment, il faut une solidarité dans les équipes pour que ceux qui ne peuvent pas soient remplacés à l'accueil par des collègues" explique Céline Di Placido. "Il y a des mesures concrètes qui peuvent être prises pour améliorer les choses, comme avoir du personnel à l'accueil, formé sur l'indemnisation pour pouvoir répondre aux demandeurs d'emploi et de même pour tout ce qui est de l'ordre du projet professionnel, il faut qu'il y ait suffisamment de conseillères placement pour pouvoir accompagner les demandeurs d'emploi, les soutenir dans cette période difficile" précise Céline Di Placido.

"Les agressions ont rarement lieu en entretien mais plutôt à l'accueil où il y a une rencontre très brève, donc les gens doivent être entendus dans un bureau, au calme, avec du personnel qui puisse écouter".

Chez Faun, le climat est très tendu

Dans l'entreprise qui fabrique des camions et des bennes à ordures à Guilherand-Granges, l'ambiance est très pesante, un mois après le meurtre de la directrice des ressources humaines. Géraldine Caclin avait 51 ans, deux enfants. D'ailleurs devant chez Faun, les journalistes ne sont pas les bienvenus et les salariés ont peur de s'exprimer. "La direction nous a clairement dit de ne pas communiquer avec la presse" précise un salarié qui sort du parking.

"On en parle tous les jours à la machine à café, il y a des gens qui me disent dire qu'ils ne veulent plus travailler ici" - Philippe Fayat délégué CFDT 

Philippe Fayat, délégué CFDT chez Faun

Le plus dur c'est pour les salariés qui travaillent à l'accueil et qui ont assisté à cette tragédie et tenté de porter secours à leur DRH. "Il y a une collègue de l'accueil qui est revenue travailler pour ne pas rester chez elle mais elle est finalement repartie en arrêt maladie, il lui faut du temps pour se reconstruire" explique une salariée, de manière anonyme.

"Cela marque évidemment, ça ne fait qu'un mois, pour certains ça va marquer toute leur carrière professionnelle, on oubliera pas comme ça c'est certain" confirme Philippe Fayat, délégué CFDT chez Faun. "Il y a un manque de la communication de la part de la direction et des problèmes de management qui ne datent pas d'hier" précise Philippe Fayat. Le directeur de Faun-Environnement, lui, expliquait il y a quinze jours sur France Bleu Drôme Ardèche : "nous n'avons pas de tensions sociales dans l'entreprise". 

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