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Faits divers – Justice

Un mois après sa mort sous les balles des policiers, les proches de Jean-Pierre Ferrara réclament la justice

samedi 26 novembre 2016 à 19:15 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère et France Bleu

Une marche blanche en mémoire de Jean-Pierre Ferrara, Échirollois mort il y a un mois lors d'une opération de police, avait lieu ce samedi à Grenoble. Les proches sont persuadés qu'il y a eu bavure, et réclament justice. Les policiers parlent de légitime défense.

La famille, au premier rang du cortège, demande la justice pour Jean-Pierre Ferrara.
La famille, au premier rang du cortège, demande la justice pour Jean-Pierre Ferrara. © Radio France

Grenoble, France

Une marche blanche était organisée à Grenoble samedi. Un défilé silencieux d'une centaine de personnes en hommage à Jean-Pierre Ferrara. Cet habitant est mort il y a un mois, tués par les balles de 5 policiers de la Brigade Anti Criminalité. La famille parle d'une bavure, les policiers eux jurent qu'ils ont tiré en état de légitime défense, et que la victime était armée.

Pas d'accès aux preuves

Un mois après l'enquête préliminaire n'est pas terminée, et la famille n'a pas de réponses à ses questions. Ludovic, le fils de la victime. Celle-ci demande au procureur de la République de nommer un juge d'instruction, et d'en finir avec l'enquête préliminaire, stade auquel la famille ne peut pas avoir accès aux preuves. L'avocat lui, ne "comprend pas pourquoi il n'y a pas eu d'information judiciaire".

Certains manifestants réclament de nouveaux dispositifs pour les policiers, notamment des interventions filmées. - Radio France
Certains manifestants réclament de nouveaux dispositifs pour les policiers, notamment des interventions filmées. © Radio France

"On n'abandonnera pas"

Dans le cortège, tous décrivent Jean-Pierre Ferrara comme "calme", et "gentil". Pas du genre à sortir une arme devant des policiers, ou à les menacer avec une machette. Car c'est bien ce qu'il s'est passé ce soir-là selon la police, appelée sur place pour un conflit de voisinage. Jean-Pierre est décrit par les cinq policiers comme menaçant, alcoolisé, et surtout avec un pistolet d'alarme qu'il pointe sur les cinq hommes de la Brigade Anti-Criminalité. Les proches contestent ces faits et réclament justice. "Cela peut prendre 5, 10, 15 ans, on n'abandonnera pas", explique Coralie, la veuve, déterminée. Jean Pierre Ferrara avait une femme, et quatre enfants.